L'islam Authentique


La religion originelle d'Abraham





الإسلام الحنيف على ملة إبراهيم وسنة محمد خاتم النبيين
عليهما الصلاة و السلام


LES DEUX VISAGES DE L'ISLAM

 

I-L'islam originel

 Divinité -Dieu l’Unique = Al ilah = Allah

La divinité ne peut être attribuée à d'autres qu'à lui seul ; il n'a point eu de commencement et il n'aura jamais de fin ; on ne peut le comparer ni l'assimiler à rien ; il n'a ni père, ni mère, ni épouse, ni fils et rien ne lui ressemble; il est l'être pur par excellence et il n'éprouve aucun besoin.

Le croyant doit accepter le Livre de Dieu dans son intégralité (Coran 3: 7) y compris les versets ayant trait aux attributs Divins dont le sens apparent peut conduire à l’anthropomorphisme, il est question de remettre leurs significations réelles à Dieu seul car c'est Lui qui en a la connaissance ultime .

«C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses.

Les gens, donc, qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Dieu et Ceux qui sont bien enracinés dans la science disent Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur !  Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent.» Coran 3: 7

 Médiateur  -Gabriel, Gibril ou Esprit Saint : L’ange de la révélation
 Messager  -Tous les envoyés de Dieu sans distinction(voir Coran 2 :285), qui sont cités dans les livres saints et dans le Coran dont le sceau est Mohammed que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui

« Le Prophète croit pleinement à ce que lui a révélé son Seigneur, ainsi que les fidèles. Tous ensembles croient en Dieu, à Ses anges, à Ses Écritures et à Ses messagers, sans faire aucune distinction entre Ses prophètes. Ils affirment : «Nous avons entendu et nous avons obéi. Pardonne-nous, Seigneur, car c’est vers Toi que tout doit faire retour !» Coran 2 :285

 

Source

 -Le Coran dernière et ultime alliance, résumant et corrigeant dominant les écritures précédentes (altérées par les hommes)
 Fondement  -La Soumission consentie par amour à Dieu, celui qui détient la sagesse et la beauté infinies.

-Et à Son Messager Mohammed, celui qui met en pratique les commandements du Coran ce qui représente La Sunna du prophète

 Profession de foi

1-L'existence de Dieu
2-L'existence des anges *
3-Les Écritures inspirées/révélées
4-Les prophètes
et Messagers
5-
La fin du monde et La résurrection

6-
Accepter et endurer avec patience les épreuves

« Le Prophète croit pleinement à ce que lui a révélé son Seigneur, ainsi que les fidèles. Tous ensembles croient en (1)Dieu, à (2)Ses anges, à (3)Ses Écritures et à(4) Ses messagers, sans faire aucune distinction entre Ses prophètes. Ils affirment : «Nous avons entendu et nous avons obéi. Pardonne-nous, Seigneur, car c’est vers Toi que (5)tout doit faire retourCoran 2 :285

La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers l’Orient ou l’Occident( en faisant les prières) Mais la bonté pieuse est de croire en (1)Dieu, au (5) Jour dernier, aux (2)Anges, au (3)Livre et aux (4)prophètes, De donner de son bien, quelque amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs. Ceux qui accomplissent La Prière (Salat) et s'acquittent L'aumône (Zakat)., et qui remplissent leurs engagements, (6) Ceux qui sont endurants dans la maladie et la misère, Les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux ! Coran 2 :177


* Bien que le Coran consacre une Sourate entière sur les Djinns/créatures invisibles comme les Anges , mais contrairement aux anges; les Djinns  ne sont pas mentionnés comme un des 6 piliers de la Foi dans les versets qui explicitent ses fondements et c'est pour une raison profonde; ce sujet mérite une recherche à part.


 

II-L'islam des Théologiens

Celui des Cheikhs du : Sunnisme, Salafisme, Chiisme, Ibadhisme...etc

 Divinité

-Dieu l’Unique = Al ilah = Allah

La divinité ne peut être attribuée à d'autres qu'à lui seul ; il n'a point eu de commencement et il n'aura jamais de fin ; on ne peut le comparer ni l'assimiler à rien ; il n'a ni père, ni mère, ni épouse, ni fils et rien ne lui ressemble.

Pour les Sunnites Asha'rites, Les Souffis et les chiites :

Les attributs Divins dont le sens apparent peut conduire à l’anthropomorphisme sont soit interprétés métaphoriquement (Tâ’wil), soit il est question de s'en remettre à Dieu seul ayant la connaissance ultime (Tafwidh)

Pour les Salafistes & Wahhabites:

Les attributs Divins sont pris au sens apparent tels quels décrits dans le Coran et les Hadiths sans interprétation (Tâ’wil) à titre d'exemple:

Dieu est établi sur un trône réel, il aurait des mains, une jambe réelle,  Qu'Il va assoir à sa droite le prophète Mohammed selon les dire des plus grands savants de cette tendance (Ibn Taymiyya , Ibn Al Quyyem …) pour plus d'infos consulter ce lien

pour échapper à l’anthropomorphisme, cette tendance à souvent recourt à des jeux de mots du genre : "affirmation des attributs sans Tâw'il , mais sans comment"


 

 Médiateur  -Gabriel, Gibril ou Esprit Saint : L’ange de la révélation
 Messager

 

Mohammed(s) qui va être l' intercesseur auprès de Dieu en faveur des "musulmans" (au sens actuel) .

 

Source

 

-Le Coran

-La Sunna

-Les Hadiths attribués au prophète

-Le Consensus des savants ( en fait il s'agit des savants de la tendance)

-Le raisonnement par analogie

 

 Fondement  

-La Soumission  à Dieu et à Son Messager - le prophète Mohammed

-Et aux Savants théologiens chez les Sunnites

-Et aux maîtres et cheikhs de Tariqua chez les Souffis

-Et aux Mollahs et imams infaillibles chez les Chiites

 Profession de foi

1-L'existence de Dieu
2-L'existence des anges *
3-Les Écritures inspirées/révélées
4-Les prophètes
et Messagers
5-
La fin du monde et La résurrection


6-La prédestination (bien que les versets ne sont pas explicites, d'où l'usage des hadiths pour affirmer ce 6ème pilier de la Foi)

« Le Prophète croit pleinement à ce que lui a révélé son Seigneur, ainsi que les fidèles. Tous ensembles croient en (1)Dieu, à (2)Ses anges, à (3)Ses Écritures et à(4) Ses messagers, sans faire aucune distinction entre Ses prophètes. Ils affirment : «Nous avons entendu et nous avons obéi. Pardonne-nous, Seigneur, car c’est vers Toi que (5)tout doit faire retour Coran 2 :285

La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers l’Orient ou l’Occident( en faisant les prières) Mais la bonté pieuse est de croire en (1)Dieu, au (5) Jour dernier, aux (2)Anges, au (3)Livre et aux (4)prophètes, De donner de son bien, quelque amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs. Ceux qui accomplissent La Prière (Salat) et s'acquittent L'aumône (Zakat)., et qui remplissent leurs engagements, (6) Ceux qui sont endurants dans la maladie et la misère, Les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux ! Coran 2 :177

* Bien que le Coran consacre une Sourate entière sur les Djinns , contrairement aux Anges; les Djinns  ne sont pas mentionnés comme un des piliers de la croyance dans les versets qui explicitent les fondements de la Foi et c'est pour une raison profonde; ce sujet mérite une recherche à part.

 

Généralités sur l’islam


I/ Définition

L'ISLAM signifie en arabe, résignation, soumission à la volonté de Dieu.

On peut encore entendre par Islam "la religion salutaire" car il vient des verbes salama ou aslama," entrer dans l'état du salut".

L'Islam est la dernière religion universelle apparue à la suite du judaïsme et du christianisme, déjà connus dans le contexte de l'Arabie antique.

L'islam se veut une religion de réconciliation avec Dieu Unique. La nouvelle religion vient « sceller », parachever et rectifier les messages religieux précédents.

Le prophète et le Livre Sacré,le Saint Coran, viennent mettre fin aux luttes tribales entre Arabes, et font de ces derniers une nation unie en leur donnant une langue unifiée, l'arabe.

L'unicité absolue de Dieu est le dogme fondamental de l'islam.

L'islam prône que l'être humain est doté du libre arbitre nécessaire pour obéir ou non aux commandements divins, face auxquels il se trouve seul, sans clergé intercesseur entre lui et Dieu.


II/ Fondements de l’islam

La foi en Islam repose sur la croyance en :

1°) L'Unité de Dieu

La divinité ne peut être attribuée à d'autres qu'à lui seul ; il n'a point eu de commencement et il n'aura jamais de fin ; on ne peut le comparer ni l'assimiler à rien ; il n'a ni père, ni mère, ni épouse, ni fils ; il n'a aucune forme ; il est l'être pur par excellence et il n'éprouve aucun besoin.

[1] Dis: "Il est Allah, (L') Unique. 

[2] Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.

[3] Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus.

[4] Et nul n'est égal à Lui".

Coran sourate 112

2°) L'existence des anges 

Ils sont les serviteurs de dieu ; ils sont innocents et exempts de péchés mortels et véniels ; ils rendent sans cesse gloire à Dieu ; ils ne négligent point de le faire un seul instant ; ils ne sont d'aucun sexe ; ils ne sont assujettis à aucun besoin de la vie, tels que manger, boire, dormir; ils portent des ailes. Personne, Dieu excepté, ne connaît leur nombre ; il y a quatre anges principaux : l'ange Gabriel, messager de Dieu auprès des prophètes dont il est le gardien ; l'ange Michel qui prévient les besoins des créatures; l'ange Israfil destiné à ressusciter les morts au dernier jour, au son de sa trompette ; et l'ange Israïl qui préside à la destinée des êtres.

 

3°) Les livres inspirés

Il faut admettre qu'ils sont vrais et exacts ; qu'ils sont la parole de Dieu même ; qu'il est descendu du ciel quatre livres sacrés et cent livres dits Sahifa, dont 50 destinés à Seth, 30 à Edris ou Enoch, et 20 à Abraham ; que les quatre livres sacrés furent remis : la Loi à Moïse, les Psaumes à David, l'Evangile à Jésus-Christ, et le Coran à Mohammed ; que celui qui niera un seul de ces livres ou son contenu sera réputé infidèle.

4°) Les prophètes

Ils sont les serviteurs de Dieu ; ils furent exempts de tout péché ; ce qu'ils ont avancé est juste et vrai ; ils ont été envoyés de Dieu ; leur nombre n'est pas connu ; quelques-uns prétendent qu'il montait à 124 000 ; le premier fut Adam, et le dernier Mohammed. Ces 124 000 prophètes furent divisés en deux classes : 313 furent appelés Morsel et le reste Nabi. Les Morsels reçurent les messages de Dieu par l'entremise de l'ange Gabriel ; il n'en fut pas de même à l'égard des Nabis qui entendirent la Voix du Très-Haut soit pendant leur sommeil, soit en veillant. Les Messagers sont supérieurs aux prophètes (Nabis), mais inférieurs aux possesseurs des livres sacrés des Sahifas et des codes de lois religieuses.

5°) La fin du monde 

Elle aura lieu sans aucun doute ; le bien et le mal existent par la volonté de Dieu qui aime le bien et déteste le mal.

6°) La résurrection

Au premier coup de la trompette, toutes les créatures périront ; au second, elles ressusciteront ; les actions de chacune d'elles seront jugées : les justes jouiront éternellement du paradis, les méchants seront condamnés aux flammes éternelles.

 Dieu dit dans la sourate 2, verset 177, ce qui signifie :

La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant ( en faisant les prières) 

Mais la bonté pieuse est de croire en Dieu, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes,

De donner de son bien, quelque amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux,

aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs

Ceux qui accomplissent La Prière (Salat) et s'acquittent L'aumône (Zakat)., et qui remplissent leurs engagements,

Ceux qui sont endurants dans la maladie et la misère, Les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux !

 

III/ Les 5 piliers de 'ISLAM

(selon la tradition musulmane)

1°) Se conformer à la profession de foi sus-citée et en commençant par l'attestation de foi suivante: « J'atteste qu'il n'y a pas de divinité en dehors d’Allah et que Mohammed est son Messager ».

2°) Observer la prière canonique cinq fois par jour, précédée de purifications légales.

3°) Pratiquer l'aumône ou donner la dîme légale aux pauvres

4°) Observer le jeûne du mois de ramadhan.

5°) Faire le pélérinage à la maison sainte à la Mecque, si on dispose des moyens.

 

IV/ Composantes de l'islam

Islam des origines, c'est à dire celui de tous les prophètes et leur sceau Mohammed(s)

Sunnisme

Partisans de Aboubakr et Omar

les emigrés avec le prophète(s)

hanafites 

VIIIe - IXe s.

Malékites 

IXe s.

Chaféites 

IXe s.

hanbalites

Originel

IXe - Xe s.

Wahabites

XVIIIe s.

Chiisme

Partisans d'Ali

Famille du prophète*

imamites ou duodécimain

VIIe s.

Zaydites

VIIIe s.

ismaéliens

Alaouites

IXe s.

Nizarites

Xe s.

Druzes

XIe s.


Ibadisme

Neutres, partisans  de la Schoura coranique proche de la démocratie à l’occidentale.

Ils se présentent comme étant les gens de la vérité et de la droiture(Ahl al Haq wa Al istiqama)

ibadites

VIIe s.

mozabites

 XIe s.

 

Kharidjisme

Ceux qui ont fait sécession avec le 4è calife Ali Ibn abi Taleb(r) n'ayant pas accepté à l'époque l'arbitrage proposé par Mu'awiya qui n'était autre  qu'une ruse de guerre visant à diviser les troupes d'Ali(r)

 

 

 

 

 

 

 



V/ Repères chronologiques


VIe siècle:Ère pré-islamique (El Djahilia)


570-571 : Naissance  Mohammed(s): Année dite "de l'éléphant"

610  : Début de la révélation, Khadija épouse du prophète première femme convertie à l'islam

610  : Ali Ibn Abi Taleb cousin du prophète et le premier (enfant) à se converti à l'islam,  conversion d'Abou Bakr  


613  : Le Prophète commence à prêcher publiquement

615  : Émigration à Abyssinia

616  : Omar ibn Al Khattab se convertit à l’Islam

620  : Les fiançailles généralement admises d'Aïsha avec le Prophète

 

VIIe siècle: Ère islamique

622 : Hégire (émigration) du prophète à Yathrib (aujoudh'ui Médine). Cette année marque le début du calendrier musulman.

623 ou 624 : Année généralement admise de mariage de Aïsha  avec le Prophète

(Date controversée consulter notre article à ce sujet)

Trahison des Juifs;Guerre aux Mecquois;Bataille de Badr; Défaite d'Ohod;Victoire décisive des Musulmans devant Médine; Juifs châtiés.Pèlerinage projeté à la Mecque; Traité de Hodaîbia

630 : prise de La Mecque par les musulmans. Destruction des idoles de la Kaaba.Triomphe de l'Islam.

632-633 : Mort de Mohammed(s), fin de la révélation et début du règne des Hommes.


VIIe siècle :Le Califat: Al Khilafa

632-634 : Abou Bakr(R) premier Calife de l'islam

634 - 644 : Omar(R) deuxième Calife (638 : prise de Jerusalem par les musulmans)

644 - 656 : Othman(R) Troisème calife

656 - 661 : Ali(R) quartième calife, dès le meurtre d'Ali en 661; Mouawiya a été proclamé Calife par ses troupes.


VIIe siècle:Fin du Califat et début de la Dynastie Ommeyade

661: Mouawya(r) s'autoproclame calife et lègue le pouvoir à son fils Yazid: naissance de la monarchie Ommeyade

670 : Fondation de Quairouane qui servira de base pour l'islamisation du Maghreb.

680 : Houssayn(R), le fils d'Ali(R) et petit-fils du prophète(s), est tué à Karbala

 

VIIIe siècle

716 : prise de Narbonne (France).

721 : le 9 juin, Eudes, duc d'Aquitaine (France) arrête les musulmans près de Toulouse.

732 : le 25 septembre, Charles Martel arrête les musulmans près de Poitier (France).

749 - 1517 : dynastie Abbasside

760 (150 H.) : Abou Hanifa (699 - 760 soit 150 de l'Hégire) fondateur de l'Ecole Hanafilte.

762 : fondation de Bagdad par la dynastie califale Abbasside. Elle devient la capitale des musulmans.

780 : début de la construction de la mosquée de Cordoue.

788 - 1055 : dynastie Idrisside. Elle fonde le Maroc en 791.

796 (179 H) : mort de Mâlik ibn Anas (env. 712 - env. 796 soit 179 de l'Hégire) fondateur de l'Ecole Malikite.

IXe siècle

820 (204 H.) : mort de Mohamed ibn idris as-shafi'i (767 - 820) fondateur de l'Ecole shafi'ite

838 : les musulmans attaquent Marseille et Nice.

842 : Arles est attaquée, et son évêque est fait prisonnier. Des ports fixes sont créés par les musulmans en Camargue et sur la côte varoise.

855 (241 H.) : mort de Ibn Hanbal fondateur de l'Ecole Hanbalite.

878 : mort de Muzanî auteur de Mukhtasar.

Xe siècle

909 - 1171 : dynastie Fatimide, chiite. Régna en Egypte. Cette Dynastie est renversée par les Ayoubides de Salah eddine.

969 : Fondation de la mosquée-université Al-Azhar au Caire par les Fatimides chiites.

970 : Le Caire devient la nouvelle capitale des Fatimides installés au pouvoir depuis 909.

XIe siècle

1055 : Toghril, le chef Seldjoukides se fait reconnaître sultan par le calife. C'est la séparation des pouvoirs spirituel (calife) et temporel (sultan).

1056-1147 : dynastie berbères des Almoravides.

1064 : mort de Ibn Hazm (994 Cordoue en Espagne - 1064 ou 1065 près de Badajoz en Espagne)

1070 : les Almoravides fondent Marakkech (Maroc).

1099 : prise de Jerusalem par les croisés.

XIIe siècle

1130-1269 : dynastie berbères des Almohades.

1171 : Salah eddine fonde la dynastie Ayyoubide.

XIIIe siècle

1229 : signature du traité de Jaffa entre les chrétiens et les musulmans. Jérusalem en paix, les deux religions ont accès au Mont du Temple.

1230 - 1574 : dynastie Afside, dynastie berbère séparée des Almohades en 1230, elle régna en Tunisie.

1238 - 1492 : dynastie Nasride (Nazarí en castillan, ou Nasari), elle descend de Mohammed ben Nazar (ou Muhammad bin Nasr), qui établit son pouvoir sur le Royaume de Grenade en 1238, sous la forme d'un émirat vassal des Catholiques espagnols.

1248 : prise de Séville par les Castillans.

1258 : prise de Bagdad par les Mongols.

1258-1465 : dynastie Mérinide, dynastie de berbères appartenant au groupe des Zénètes. Présente au Maroc.

XIVe siècle

1378 : mort de Ibn Taimiya

XVe siècle

1485 : les musulmans perdent Ronda en Espagne.

1487 : les musulmans perdent Malaga en Espagne.

1492 : perddition de Grenade, c'est la fin d'Al Andalus.

XVIIe siècle

1666  : dynastie alaouite. Présente au Maroc.

XVIIIe siècle

1744 : premier  etat saoudien a été créé à Dariyaâ à la suite d'une alliance entre l'émir Mohamed Ben Saoud
et le Cheikh Mohamed Ben Abdelouahab fondateur du Wahabisme qui est une lecture drastique du rite Hanbalite.

1786 : première imprimerie à Istanbul (Turquie).

XIXe siècle

1830: Les Français prennent Alger, c'est le début de la colonisation du Maghreb et du Proche-Orient.

1867 : Fondation de l'université islamique de Deoband, en Inde.

XXe et XXIe siècle

1924 : Mustafa Kamal Atatürk abolit le califat othoman, il crée la République turque.

1928 -1929 : fondation de la confrérie des Frères musulmans en Égypte.

1956 : dans la Tunisie indépendante, promulgation du Code du statut personnel, qui promeut l'égalité entre hommes et femmes.

1979 : révolution iranienne.

1991 : Arrêt du processus électoral en Algérie, contre la volonté populaire exprimée à travers le suffrage universel pour le F.I.S
 lors du premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991. Le second tour qui devait se dérouler le 16 janvier 1992 n’aura jamais lieu.

 

Généralités sur l’islam

Société pré islamique

 

1- Situation géographique




2- Situation sociale


Entre les différentes tribus, les relations étaient le plus souvent pacifiques, mais comme partout ailleurs parfois c'était la guerre. La misère obligeait certaines tribus à pratiquer la razzia, dont les règles étaient codifiées par le droit coutumier. On raflait les biens, mais sans causer de mort d'homme, autant qu'il était possible. C'est que l'homicide entraînait une vendetta (tha'r) sans fin, à moins que l'on ne payât le prix du sang.

On distingue les nomades (ahl al-wabar) des sédentaires (ahl al-madar).

A la base de la société, il y a la famille élargie avec les collatéraux.

Un certain nombre de familles forment un clan, qui porte le nom de l'ancêtre commun. L'ensemble des clans apparentés forment une tribu.

La famille était rassemblée dans une tente (nomades) ou une maison 'sédentaires) . Dans chaque tente, le chef de famille rassemblait autour de lui sa femme, d'ordinaire unique, ses enfants et ses esclaves. Les tentes voisines étaient celles des proches. La tribu se groupit autour de la demeure du chef en un cercle de tentes ou chez les sédentaires en un quartier.

Hors de la tribu, toute vie était impossible. Une solidarité très forte ('asabiyya) liait les membres d'une même tribu.

 La justice pénale était régie par la loi du talion ("œil pour œil, dent pour dent") et la vendetta solidaire de clan à clan.


L'art de la parole

Dans l'Arabie du centre et du nord, il n'y avait qu'un seul art, celui de la parole. Les Arabes admiraient, hier comme aujourd'hui, les hommes éloquents, qui savaient donner une répartie fine à un argument embarrassant, l'homme qui savait faire adopter ses vues dans les discussions.

La poésie était l'art le plus estimé. Et celle de l'époque anté-islamique (El djâhiliyya) était de toute beauté. Le poète était redouté à l'égal d'un magicien, parce qu'il pratique l'alchimie des mots et des sons, et on le supposait inspirait par un djinn. Des joutes oratoires étaient organisées où l'on vantait sa tribu et où l'on vilipendait la tribu adverse. Les Arabes ont toujours été des maîtres de la poésie satirique (hidjâ').

Dans les cabarets de La Mecque, les chanteuses composaient et chantaient des chansons satiriques contre Mohammed. Le Prophète s'exprimait par le Coran. C'était un affrontement entre deux discours.

La vertu que l'on prisait le plus chez l'homme était "El muruwwa", la forme de la virilité idéale chez les Bédouins, une combinaison de vaillance, de loyauté, d'astuce au service du clan, de générosité et d'hospitalité ostentatoire. Chez la femme, c'est l'aptitude à la vie de famille qui était prisée.


Les cadres de la tribu


1. Le chef de la tribu

La tribu était dirigée par un chef (cheikh ou sayyid), dont l'autorité dépendait strictement de son prestige personnel. Il fallait qu'il le maintienne intact à tout moment. Il devait déborder de qualités, se conserver une clientèle par ses largesses et son affabilité, faire preuve de modération, suivre la volonté secrète de ceux qu'il entend commander.

Il est élu par les chefs de famille, souvent parmi les membres d'une famille privilégiée. Son rôle n'est pas de commander, mais d'arbitrer les différends conformément à la coutume (arabe: sunna) .

2. Devins (kâhin), sorciers ('arrâf) et prêtres

Les prêtres de la religion traditionnelle arabe (celle d'avant l'islam) étaient les interprètes de la divinité, pour prononcer les oracles et dire le sort. Le prêtre de la divinité Hubal lançait ainsi sept flèches pour interpréter l'avenir.

Les devins arabes se livraient à des interprétations en se fondant sur le vol des oiseaux. Mohammed supprimera cette superstition, mais à son mariage avec Aïcha, les femmes n'en crièrent pas moins Khayr Tayr ("bon oiseau, bon augure").

Le devin (kâhin) vaticinait en une sorte d'extase. Il connaissait les herbes qui lui dévoilaient les secrets de la nature. Les extases de Mohammed apparaîtront à ses détracteurs comme étant du même ordre, et on viendra les consulter pour retrouver l'identité de son père ou une chamelle égarée

El 'arrâf était un devin doué d'une science supérieure. Il était informé par l'un de ces djinns qui savaient monter jusqu'au bord du ciel inférieur et y surprendre les secrets de la divinité. C'était aussi un magicien qui savait retrouver le coupable d'un crime par des procédés magiques.

Les djinns étaient censés susciter des songes, qui, correctement interprétés, livraient la clé du destin. Ces djinns étaient appelés hâtif ("parlant à voix basse").

3- Situation religieuse

On sait peu de chose sur la situation religieuse de l'Arabie d'avant l'islam. Nous disposons de très peu de documents:

·   des inscriptions arabes, surtout sud-arabes; or l'islam est né au centre de la péninsule arabique

·   quelques rares documents de la littérature pré-islamique, surtout des poètes, mais dont l'authenticité a été contestée

·   les témoignages (très) postérieurs des historiens arabes: Ibn al-Kalbî (Kitâb al-asnâm, "Livre des idoles"), Shahrastânî (m. 1153) ou Mas'ûdî (m. 956, Les Prairies d'Or)

·   le témoignage du Coran, car la prédication de Mohammed était bien entendu le reflet direct de la situation religieuse qui prévalait à son époque.

D'un côté, il y avait la religion arabe traditionnelle et de l'autre deux minorités dont l'influence était assez considérable: les juifs et les chrétiens.

Le culte taditionnel en arabie 

Chaque tribu avait une divinité particulière, différente de la divinité de la tribu voisine. Cependant les statuettes représentant ces divinités semblent avoir été rassemblées au sanctuaire central de l'Arabie, la Kaa'ba, ce qui est le signe d'une certaine unité.

Pierres (bétyles) et arbres sacrés

Comme dans toute l'aire sémitique, on utilisait des pierres cultuelles ( nasb, pl. ansâb, hébreu: massebôt, cf. Gen. 35.14). Ce sont des pierres dressées, sur lesquelles on versait le sang de l'animal sacréfié aux divinités.

Le "culte" des arbres sacrés ne différait guère de celui pratiqué un millénaire auparavant en terre de Canaan (cf. chêne de Mamré). Attention: on n'adorait pas les arbres en eux-mêmes, mais la Force qui se manifeste en eux. Un arbre dans le désert est un miracle perpétuel, presque une hiérophanie. De nos jours encore en terre d'islam, certains arbres sont considérés comme la demeure des walî-s ("saints") dans la religion populaire.

Les arbres et les animaux du haram (zone sacrée autour des temples) étaient considérés comme sacrés, donc comme intouchables. 

Divinités


 

Selon la Tradition islamique (Sahih Boukhari,  64.48.7), il y avait 360 statuettes représentant autant de divinités au moment où il reconquit La Mecque en 630.

Ba'l ("seigneur, maître du lieu") était le nom générique donné par Sémites de l'Ouest (= "Baal" dans la Tora) aux divinités locales, surtout dans les milieux agraires. Cité dans Coran 37.125 à propos d'Elie.

Les divinités mentionnées dans le Coran sont:

Coran 71.23: Wadd, Suwâ', Yagûth, Ya'ûq, Nasr,

Coran 53.19-20: Manât, Al-Lât, et Al-Uzza

Wadd avait son sanctuaire à Dumat al-Djandal. C'est la forme arabe d'Adad, dont le nom est attesté en Mésopotamie, dès l'époque pré-sargonique (- 2450). Cette divinité était représentée ainsi selon Ibn al-Kalbî: "c'était une statue d'homme dont la taille était des plus grandes; on y avait sculpté deux vêtements, l'un enveloppant la statue, l'autre suspendue aux épaules. Il était ceint d'une épée et portait un arc sur l'épaule; il tenait entre les mains une courte lance, surmontée d'un étendard, et un carquois contenant des flèches"

Suwâ' était la divinité des Hudhaylites. Le nom vient de la racine arabe sw', qui signifie "être lâché et paître librement". C'était donc particulièrement la divinité protectrice des animaux égarés.

Yaghûth était la divinité des Madhhidj. Le nom est l'inaccompli du verbe ghâtha ("donner la pluie, venir au secours"). L'ancienneté de ce nom est attestée dans la Genèse, où il désigne l'un des fils d'Esaü, ancêtre des Edomites. Gen 36.5,14,18, I Chr 1.35, sous la forme de Ye'ûsh. Yagûth était représenté sous la forme d'un lion.

Ya'ûq est l'inaccompli de la racine 'wq ("retenir"). C'était la divinité qui retenait ou rassemblait l'eau de pluie, pour la distribuer ensuite où elle voulait. Représentée peut-être sous la forme d'un cheval.

Nasr était la divinité des Himyarites. Peut-être représentée sous la forme d'un vautour.


Les divinités de La Mecque


Elles sont citées en Coran 53.19-20. Ce sont toutes des déesses, à part Allâh.

Manât (ou al-Manât): était à l'origine la divinité des 'Aws et des Khazridj, puis elle est devenue pan-arabe.

Une autre forme de ce nom est conservé en Esaïe 65.11: Menî.

Il s'agit de la racine sémitique mnw ou mny qui signifie "compter, partager, compter les jours de la vie", d'où l'arabe maniyya ('la mort") et mina ("sperme"). On trouve la même racine avec le lême sens en Daniel 5.25: mené' mené' téqèl u parsîn (phrase araméene signifiant: "compté, compté, pesé, divisé").

C'était la déesse de la Fortune.

'Uzzä (ou al-'Uzzä) était la déesse des Qoréicdh, la tribu de Mohammed. Son temple se trouvait près de La Mecque, près de trois grands acacias sacrés. Il y avait un oracle et une pierre creuse (ghabghab) recueillait le sang des victimes immolées. Un haram, zone sacrée, l'entourait. C'est une racine sémitique que l'on retrouve dans l'hébreu 'oz ("la force"). C'était une déesse de la fécondité.

Al-Lât était peut-être le féminin d'Allâh. C'était une divinité pan-arabe, adorée à La Mecque, Tâ'if, à Pétra, à al-Hîra, à Alep et à Pamyre.

Allâh est la contraction d'al-ilâh ("le dieu"). Dans ilâh, âh est un suffixe. Le terme originel est donc Il qui correspond à l'hébreu El, lequel désigne aussi la divinité.

La racine est 'wl ou 'yl qui connote l'idée de primauté en sémitique. Cf. l'arabe awwal ("premier") et l'hébreu ayil (="bélier", celui qui dirige le troupeau"). Comme le français "dieu" (avec une minuscule !), c'était un terme générique qui pouvait s'appliquer à toute divinité invoquée. Les différents dieux n'étaient en général pas invoquées sous leur nom particulier, mais par le terme générique d'Allâh. On disait donc souvent, par exemple, quand on s'adressait à al-'Uzzä: ô Allâh !, et non ô al-'Uzzä, comme en latin on pouvait dire : o deus ("ô dieu !") pour s'adresser à Jupiter.

 Au 6ème siècle de notre ère, il y avait déjà en Arabie une situation nettement hénothéiste qui tendait à un monothéisme.

Ainsi les trois déesses al-Uzzä, al-Manât, et al-Lât étaient déjà considérées comme subordonnées à Allâh. Elles étaient considérées comme les filles d'Allâh.


Les sanctuaires

Le sanctuaire principal était déjà la Ka'ba, ce qui signifie "cube" en arabe, car elle est de forme cubique.

C'est un sanctuaire très ancien, dont on ne peut donner une datation précise, situé au cœur du Hédjaz à la jonction des routes caravanières, sur une colline, dans un environnement rocheux. Elle a l'architecture typique des temples sémitiques: cella carrée (comme le Saint des Saints du Temple de Jérusalem), orientée sur l'axe des points cardinaux, parvis rectangulaire bordé de galeries, avec pierre sacrée (la Pierre Noire) à l'angle irakien (sud-est), déambulatoire (le matâf), une source sacrée (le source de Zemzem), avec une zone sacrée (le haram). Elle comprend un mur semi-circulaire (le hidjr); au nord-ouest. L'ensemble est orienté vers le nord-ouest, c-à-d Jérusalem. Déjà avant l'islam, elle était recouverte d'une kiswa, un drap noir, tendant à lui donner son aspect primitif de tente (cf. l'Arche de l'Alliance qui était aussi abritée sous une tente).

Selon Ibn al-Athîr (Kâmil 2.192) et Boukhârî, 64.48.7), il y avait 360 statuettes à l'intérieur. Selon Ibn Sa'd, il y avait également des fresques (probablement sur les piliers) représentant Hubal, la divinité tutélaire de La Mecque, confondue avec Abraham, Marie, mère de Jésus portant son enfant sur les genoux (une espèce de Pietà), des anges et des prophètes.

Il y avait déjà aussi un pèlerinage, très ancien, organisé dans sa dernière forme par 'Amr ben Luhayy. Ce pèlerinage s'appelait déjà le hajj. Le mot arabe est issu d'une racina sémitique signifiant "tourner autour", que l'on retrouve aussi en hébreu et en araméen; c'est l'hébreu hag ("fête").

D'après la mythologie arabe, La Mecque est le nombril de la terre et l'endroit à partir duquel elle a été étendue en cercles concentriques. La Ka'ba occupe l'emplacement, sur lequel Dieu en tente pour Adam, lorsqu'il fut chassé du Paradis. L'édification du sanctuaire est attribuée soit à Adam, soit à Abraham. Le Coran (2.127) en affirme l'origine abrahamique.

 


Sources:

Le texte sur la socité pré islamique est adapté d'après :

 Arabie anté islamique (section 1)

Ralph Stehly, Professeur d'histoire des religions

Université Marc Bloch, Strasbourg