L'islam Authentique


La religion originelle d'Abraham

Remarques préliminaires

Avant de commencer l'analyse de la thèse d'Edouar-Marie Gallez vulgarisée par Olaf, je conseil de lire ce résumé  en 5 pages pour les personne les plus pressées.  Pour mieux comprendre cet article ci-dessous, il est conseillé de commencer par L'histoire du Coran
Enfin pour une version  imprimable
cliquer ici

GENERALITES

I/Introduction

Les dégâts causés par les musulmans fanatiques ont provoqué une nouvelle vague d'écrits et de productions audio-visuelles sur l'islam et ses origines, l'arrière pensée est de faire admettre aux musulmans que leur texte sacré est à l'origine de ce désastre et tenter par tous les moyens de désacraliser leurs textes fondateurs dans la perspective de traiter la cause première du fanatisme et l'extrémisme aveugle. 

En parallèle à cette entreprise compréhensible par rapport au motif cité ci-haut, se rajoute l'activité des missionnaires chrétiens dans une perspective de conversion passant par deux étapes, la première consiste à démontrer que l'islam n'est qu'une contrefaçon, un dévoiement du christianisme et la deuxième serait en toute logique ramener les brebis égarées au bercail par la conversion au Christ,  seule et unique voie pour accéder au salut.

Pour mener à bien cette mission, il n'y a pas mieux que de présenter une critique qui se veut scientifique de l'islam en se basant sur les dernière recherches en la matière.

Remarquons qu'en milieux chrétiens, vous n'entendrez jamais parler des dernières recherches sur le Bouddhisme ou sur l'Hindouisme, car il n'y a rien de passionnant qui attire l'attention, par contre quand il s'agit de parler d'islam et de ses origines on est à l'affut des dernière trouvailles surtout quand cela remet en cause les connaissances connues.

Les études sur les origines de l’islam relayés dans les milieux chrétiens, partagent toutes l’idée principale et très ancienne, datant depuis Jean Damascène : l’islam ne serait qu’un dévoiement du message du christ, une hérésie chrétienne ayant réussie pour raisons eschatologiques de domination messianiste.

Les auteurs modernes recyclent cette idée de manière plus savante en parlant de phénomène post-chrétien, de l'influence des écrits Bibliques, de l'influence de la communauté de Qumran, des Manichéens, des Mandéens, des  Judéo-Nazaréens ... etc

Faisons d’abord un résumé des deux approches des origines de l’islam selon l’islamologie moderne, ceci est très important pour comprendre la stratégie des missionnaires chrétiens 

 

 

La critique rationnelle

La critique radicale (révisionniste)

Paradigme

1-On reste dans le cadre du paradigme Nöldekien :

 

Apparition de l’islam en Arabie du VIIe à la Mecque puis Médine,  selon les grandes lignes données par la tradition islamique tout en sachant qu’elle est tardive et non fiable car  contradictoire en ce qui concerne les détails.

 

2-La démarche bien qu’elle respecte le cadre général de la tradition islamique, elle s’emploie à écarter les aspects légendaires et procède à des recoupements au niveau des sources afin de tenter de dégager les faits historiques

 

1-Ce n’est pas un paradigme alternatif mais c’est une posture qui vise à dépasser le paradigme Nöldekien : l’objectif étant la déconstruction, c’est-à-dire  casser à tout prix le paradigme Noldékien jugé trop islamopartisant et dépendant des sources islamiques

 

2-Sources islamiques : ne serait qu'une légende tardive écrite aux 8 -9 ème siècles de notre ère, les chercheurs de cette tendance opèrent selon deux approches :

Soit le rejet en bloc de toute la tradition pour certains auteurs . Soit la sélection de certaines sources qui corroborent l’idée préconçue pour d’autres.

 

Arrière fond

-Compte tenu de la rareté des sources contemporaines à l’apparition de l’islam, il n’y a pas d’autre choix que d’étudier la tradition islamique tout en adoptant une attitude critique par les outils d’analyse modernes dont épigraphie, philologie, critique historique

 

-Ici l’absence de preuves n’est pas forcément une preuve d’absence

 

-L’islam pose problème en occident, il faut lui régler son compte par une approche déconstructiviste.

-L’élément majeur est : l’absence de preuves => absence de fait relaté par la tradition.

Exemple : pas de témoignages explicites* sur l’existence d’un sanctuaire arabe avant l’ère islamique (Kaaba) => c'est que la Kaaba n’a jamais existé.

(*) en cas de témoignages, ceux-ci  seront réinterprétés de manière à écarter toute valeur positive

Points forts

Se base sur des éléments matériels comme les parchemins, les graffitis, la numismatique…etc

-Permet l’avancement de la recherche scientifique par la critique des textes/matériaux, -Alimente les débats, interpelle l’école classique par ses remises en questions.

Points faibles

Absence de critères consensuels de sélection dans la tradition islamique

C’est la volonté de déconstruire pour reconstruire sur le vide et proposer des explications nouvelles parfois impliquant un complot de grande envergure

Exemples de projets en cours

CORANA

CORANICA

 


Early Islamic Studies Seminar (EISS)

 

Auteurs anciens

 

(Liste non exhaustive)

 

-Alois Sprenger

-Theodor Noldeke

-Gotthelf  Bergstrasser

-Friedrich Schwally

-Otto Pretzl

-Gregor Scholer

-Nabia Abbot

-Fuat Sezgin

-Alphonse Mingana

-Günter Lüling 

-Ignaz Goldziher

-Joseph Schascht

-Juynboll GHA

-Alfred Louis de Prémare

-John Wanstrough

-Gerd Rudiger Puin

 

 

Auteurs contemporains

 

(Liste non exhaustive)

 

-Angelika NEUWIRTH

-François DÉROCHE

-Michael MARX

-Christian ROBIN

-Fred Donner

-Jacqueline Chabbi

-Laïla NEHMÉ

-Michael MACDONALD

-David KILTZ

-Frédéric IMBERT

-Thomas Burman

-Marie-Geneviève 

-Mauro Nobili

-Patricia Crone(élève de J Wanstrough)

-Michaël Cook

-Christoph Luxenberg

-Claude Gilliot

-Guillaume Dye

-Manfred Kropp

-Emilio Gonzalez Ferrin

-Carlos A. Segovia

-Tommaso Tesei

-Albert I. Baumgarten

-Gabriel Said Reynolds

-Herbert Berg

-Emmanouela Grypeou

 

Tableau : les deux  tendances d’islamologie savante © Ahmed amine

Le tableau ci-dessus vise à donner une idée générale sur les orientations de la recherche actuelle en islamologie. Il n’a pas pour but de citer les noms de tous les spécialistes en la matière ni de les cataloguer d’autant plus que certains chercheurs adoptent parfois les deux postures à la fois, c’est-à-dire qu’ils ne sont ni Nöldekiens, ni Hypercritiques.


II/ La stratégie des missionnaires chrétiens pour discréditer l’islam a des fins de conversion


1-Faire appel aux travaux de la critique radicale (cf tableau) qui permettent, par le rejet des sources musulmanes, de libérer beaucoup d’espaces blancs, facilitant ainsi d’imaginer toute sorte de scénarios, selon un plan préétabli. Et ne jamais citer les travaux allant à l’encontre du scénario supposé (pour plus d’infos voir ma page web ).

2-Utilisation de deux poids deux mesures quant à l’utilisation des sources :

Rejet des sources musulmanes comme Al-Tabari ou ibn-Hicham quand il s'agit de parler d'islam est acceptation des sources chrétiennes telle que Épiphane, Eusèbe ou Justin quand il est question du christianisme.

3-Utilisation de la théorie de ressemblance ==> emprunt :

Par exemple un texte A présente des similitudes avec un texte B ==> c'est que l’auteur du texte A  a plagié le texte B, alors qu’il reste a la possibilité qu’ils ont une source commune ou que c'est l’auteur du texte B qui a copié le texte A s'ils sont écrit à la même époque. Je cite à titre d’exemple l’allégation qui consiste à dire que la légende syriaque du roman d’Alexandre serait à l’origine du récit de Dhul Quarnain dans le Coran 18:83 (sujet qui nécessite une étude à part).

L'application de la même théorie fait voler en éclat les fondement de la religion judéo-chrétienne et le monothéisme tout entièr car:

1-Le déluge ne serait que le plagiat de l'épopée de Gilgamesh

2-Moise ne serait que la reprise de l'histoire de Sargon d'Akkad sauvé des eaux

3-Jésus ne serait que la reprise du culte d'Horus-Isis, de Krishna (cultes à Mystères)

A titre d’exemple, le lecteur peut lire les livres de MD. Murdock comme Christ In Egypt ou A Pre-Christian God

* Visiter aussi ce site , ou celui là  peut on conclure que le christianisme serait issu des cultes Égyptiens ?


Figures suggérant que la christianisme aurait des racines Egyptiennes

Ces sites essaient de démontrer que le christianisme serait issu des cultes à mystères d’origine orientale, peut-on prendre au sérieux de telles allégations?

En temps utile nous reviendrons sur toutes ces questions qui méritent une étude à part dans le cadre d’un article sur le monothéisme et ses origines.


III/ Mise au point par rapport l'histoire du christianisme:

Le postulat de base est que les hérésies chrétiennes sont immanquablement postérieures à l’établissement de l’orthodoxie, nous allons voir que ce n’est pas aussi simples que cela, cet état de fait est loin d’être acquis comme on va le voir en détail par la suite ; mais on peut déjà avancer que le Nazaréisme (1,2) qui a été considéré après les pères de l’Église comme une hérésie parmi tant d’autres, existe déjà dès le première siècle voire même avant le ministère de Jésus le Nazaréen.

Des écrivains chrétiens tardifs comme Tertullien, Eusèbe de Césarée et Épiphane de Salamine affirment que le terme Nazaréen/Nazoréen* constitua en réalité la plus ancienne dénomination des disciples de Jésus. Eusèbe écrit : « Nazareth  Sur la base de ce nom, le Christ fut appelé nazaréen et nous qui sommes présentement dénommés chrétiens avons reçu dans le passé le nom de nazaréen. »

Épiphane de Salamine confirmera dans son Panarion notice 29 : « Pareillement, tous les chrétiens furent autrefois appelés nazaréens. » (2)

IV/Le mouvement de Jésus le Nazaréen 

pour reconstruire l’origine du christianisme, je n’ai pas trouvé mieux que le schéma utilisé par: le Professeur émérite François Blanchetière publié dans sont article intitulé «reconstruire les origines du christianisme, le courant Nazaréen » que je recommande particulièrement (3), vous pouvez aussi écouter l’intervention de ce spécialiste, en suivant ce le lien indiqué en référence(4). L’idée principale est que le courant des disciples de Jésus s’est divisé pour des raisons de conflits interne au sein de l’Église primitive, entre les partisans de Jacques le Juste évêque des évêques et premier chef de la communauté et les partisans de Paul de Tarse apôtre des gentils.

Bien que camouflés dans les écrits chrétiens, ces conflits internes ont laissé des traces dans le nouveau testament comme dans les Actes des Apôtres, il s’agit surtout de la mission de Pierre en Palestine et des suites de la « conversion » de Corneille rapportées en Actes 10, 1-48 et 11, 1-18 qui met en opposition Pierre et la communauté de Jérusalem dirigée par Jacques le juste.

Et du conflit d’Antioche et de la réunion de Jérusalem mentionnés respectivement en Ga 2, 11-21 et en Ga 2, 1-10 / Ac 15, 1-35 qui met en opposition Jacques (et Pierre) d'une part et Paul de l'autre.

Ce conflit opposant Jacques a Paul se termine en 57 EC par un événement significatif où  Jacques ordonna à Paul de se repentir publiquement de ses croyances,  il l'a sommé de participer au rigoureux rituel de purification au sein du temple de Jérusalem.

Jacques le juste confie alors à Paul : " quatre hommes sont tenus par un vœu " et lui donne l'instruction de: "Emmènes-les, joins-toi à eux pour la purification et charges-toi des frais pour qu'ils puissent se raser la tête "  Actes 21,23-24. Luc décrit ici le voeu de Naziréat (Nombre 6,2).

Les Nazirs pratiquent la strict observance de la loi. Jacques sachant les opinions de Paul sur l'application loi, lui demande de faire un tel rituel revient à lui faire admettre publiquement son repentir et prouver à l'assemblée de Jérusalem que Paul est revenu totalement sur ses prêches appelant à abandonner la loi qu'il propageaient depuis des années.

Nous disposons aussi d'un autre témoignage bien que tardif mais très similaire, il s'agit du Roman pseudo-clémentin qui compile des documents sans doute plus anciens, l'une d'entre eux s'appelle Reconnaissances, qui se fonde lui-même sur une tradition ancienne intitulée l'Ascension de Jacques, elle relate une altercation très violenté entre Jacques frère de Jésus et un inconnu désigner comme "l’ennemi " et qui finit par jeter Jacques au plus bas degré du sanctuaire lui provoquant une grave blessure. On pense que l'ennemi en question n'est autre que Saül de Tarse ( Reconnaissance 1, 70-71).

Ces conflits plus ou moins minimisés par l’Église (5, 6)  ont conduit le mouvement Nazaréen et se diviser en deux groupes:

a) Le groupe « Hellènes » est celui des disciples de Paul, devenu majoritaire et organisé, il donnera naissance plus tard à l’orthodoxie catholique et Romaine (Jésus Dieu fait homme, dogme trinitaire, abolition de l’ancienne alliance dont le signe est la circoncision). Il faut préciser d'emblée que le dogme trinitaire est issu de ce mouvement paulinien sans pour autant imputer à Paul la conception trinitaire de la divinité, car Paul de Tarse était sans doute unitarien à en croire Luc qui rapporte ses lettres et épitres, il ne considérait pas Jésus égale au Père comme les trinitaires.

b) Le groupe « Hébreux » est celui des disciples de Jacques frère du Seigneur Jésus, devenu minoritaire, il donnera naissance aux mouvements non organisés qui seront jugés comme hérétiques par l’orthodoxie (Jésus homme approuvé par Dieu, respect de l’alliance).


Schéma illustrant le schisme initial à l’origine Nazaréenne du christianisme (source : référence 3)

V/ Le dogme trinitaire issu du mouvement Paulinien: la doctrine trinitaire est dominante aujourd'hui chez les chrétiens, elle a été fixée définitivement lors du concile œcuménique de  Nicée en 325 de notre ère,  ce fut le lieu d’une grande controverse au sein de l’Église.Nous avons déjà  précisé que cette conception trinitaire est née dans le courant Paulinien sans que cela signifié que Paul en soit le fondateur.

Quel en était l’objet ?: Statuer sur la divinité de Jésus et la formulation de la doctrine trinitaire, qui n'est pas citée explicitement dans les Évangiles. 

Les pères de l’Église ont eu différentes interprétations concernant les versets qui font allusion à la trinité (éparpillés dans les 4 évangiles). 

Ce dogme était loin d'être explicite et consensuel, d'où la grande controverse.

Avant le concile de Nicée, les suiveurs de Jésus (les Nazaréens) n’étaient pas tous d'accord au sujet de la nature de Jésus. 

Il y avait même plusieurs groupes, pour simplifier nous citons que les deux groupes les  plus influents :

1-Les pro-trinité ou groupe "orthodoxe" partisans d'Athanase, archidiacre de l’église d’Alexandrie.

2-Les anti-trinité ou unitariens dont les Ariens, partisans d'Arius, diacre de la même église.

À l’ouest, dans la partie latine, avec Rome pour capitale, la plupart des gens étaient partisans d’Athanase, tandis que la partie orientale et grecque de l’Empire romain était en majorité favorable à Arius et eut finalement pour capitale Constantinople.


Que croyaient les unitariens ? : Ils étaient attachés à la “doctrine selon laquelle: Jésus le Fils est inférieur à Dieu le Père et de substance différente parce qu’il a été créé par Dieu et est venu à l’existence après Lui”.

Que croyaient les trinitaires? : Selon leur doctrine on définit aujourd’hui la trinité comme la “personnalité triple de l’unique Être divin” dans laquelle ‘Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit’ sont dits être de la même substance, co-égaux et tous trois incréés et tout-puissants.

Pour les Nazaréens Judéo-Messianistes des origines, Jésus était un homme-prophète sans plus : cf. Actes 2:22 "homme Israélite, écoutez ses paroles : Jésus le Nazaréen, homme approuvé de Dieu auprès de vous par les miracles et les prodiges et les signes que Dieu a fait par lui...").

Dans les Évangiles canoniques, jamais Jésus n'évoque de manière explicite les dogmes actuels:

-Qu’il serait le fils de  Dieu, ou la troisième personne d'une Trinité (votée en 325 à Nicée)

-Le péché originel porté par tous les hommes suite à la faute d'Eve

-Le sacrifice de Jésus pour laver le péché originel et racheter l'humanité

-La rédemption par la seule foi dans le sacrifice de Jésus selon la doctrine de Paul de Tarse.


CONCLUSION

Dans le schéma ci-haut proposé par Francois Blanchetière, on constate que l’islam est présenté comme une continuité de la voie des Nazaréens(7) qui sont restés fidèles à l’enseignement de Jésus et sa première communauté avant son schisme lié à l'intervention de Paule de Tarse.

L'idée que le prophète Mohammed (asws) aurait pu croiser des moines Nazaréens lors de ses voyages en Syrie ne devrait pas réveiller les soupçons chez le croyant musulman car ceci est relaté dans les annales historiques et la biographie prophétique (comme l'évanescent Bahira ou Waraqa Fils de Nawfal) à moins de rejeter ces récits mais cela pose des problèmes d'ordre méthodologique en l'absence de critères objectifs pour sélectionner les éléments authentiques dans la Sirah du prophète.

Donc l'idée que le prophète aurait pu être attiré dès son jeune âge par les courants monothéistes tel que les Hunafas, les Sabéens et les Naçaras ne doit pas remettre en cause son élection divine par la suite.

Comme Jésus a été envoyé dans un milieu monothéiste juif en connaissance de la Torah, pour réformer le Judaïsme archaïque, de même on peut imaginer que Mohammed aurait pu méditer sur les enseignements monothéistes diffusés oralement à son époque en Syrie et en Arabie, d’ailleurs la tradition islamique fait mention de retraites spirituelles dans la fameuse grotte du mont Hira, avant d'être élu par Dieu pour apporter un Livre révélé aux arabes de la péninsule.

Nous pensons que le phénomène de la révélation doit être conçu autrement que comme une dictée orale, tel que soutient la tradition, mais comme une inspiration selon plusieurs modalités décrites dans le Coran, comme dans C 2:97  « Dis: «Quiconque est ennemi de Gabriel doit connaître que c'est lui qui, avec la permission de Dieu, a fait descendre sur ton cœur cette révélation qui déclare véridiques les messages antérieurs et qui sert aux croyants de guide et d'heureuse annonce» ou encore C 26: 192-194:  Ce (Coran) ci, c'est le Seigneur de l'univers qui l'a fait descendre,  et l'Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs.

Ceci n'exclut pas le fait que le prophète (asws) a vu l'ange annonciateur Gabriel -à l'instar de Maryam(as)- pour lui signifier son élection divine.

Il faut préciser que le Coran évoque seulement deux apparitions de l'ange au prophète, contrairement à la tradition qui le fait apparaitre au prophète d'avantage, parfois même sous forme humaine pour enseigner directement aux compagnons les règles de la religion dans des hadiths que je crois inventés de toute pièce.

Enfin notons que l'hypothèse de l'origine judéo-nazaréenne de l'islam a été développée et présentée par des missionnaires chrétiens, de manière à discréditer l'islam, selon la grille de lecture du dogme chrétien, dans le sens qu'il s'agit surtout d'un phénomène messianiste post-chrétien, intrinsèquement violent et ayant une vision expansionniste dont le but serait la reconstruction du temple de Jérusalem afin de hâter la venue du Messie de la fin des temps.

Le travail le plus abouti est celui du Père Edourd Marie Gallez, soutenu à la faculté de théologie de Strasbourg et vulgarisé récemment par plusieurs auteurs tel que : Olaf, Michel Benoit ou Leila Qadar...


* Remarque sur les termes Nazaréen & Nazoréen

D’après le Dictionnaire  Encyclopédique  de  la  bible ; édition BREPOLS 1987. Article NAZARENIEN, NAZÔREEN, page 892 :

On aurait tort de regarder les deux mots comme interchangeables, Ils doivent au contraire être soigneusement distingués, et il n’est pas exclu que la variété de leur emploi ait une incidence sur l’énoncé, tout au moins, du problème synoptique.

-Le premier Nazaréens (gr. Nazarènos) a incontestablement le sens de “natif de Nazareth”, ou “habitant de Nazareth". On ne le trouve que chez Mc (1,24 ; 10,47 ; 14,67 ; 16,6) et, deux fois, chez Lc (4,34 ; 24,19).Il équivaut à l’expression “le (ou) celui de « Nazareth » (ho apo Nazareth) de Mt 21,11, Jn 1,45 ; Ac 10,38 ; il ne présente donc pas de difficulté.

-Le second Nazöréen (gr.Nazöraios), qui est notablement plus fréquent, et qui s'il ne se rencontre qu’une seule fois chez Lc (18,37 = Mc 10,47), est le seul terme employé par Mt (2.23; 26,71), Jn (1S,5.7; 19,19) et Ac (2,22 : 3,6 ;4,10 ; 6,14 ;22,8 ;24,5 ;26,9),Pareille appellation est assurément primitive: témoin, son étrangeté même. Si Luc l'a “corrigée” (E. Schweitzer,TWNT, VIII, 379, note 311) en Nazarénos, ce n’est pas, apparemment, qu'il ait Considéré les deux épithète comme synonyme ; c'est plutôt qu'il a voulu épargner à ses lecteurs, issus pour la plupart de milieux hellénisants, un terme dont la signification leur eût échappé.

Mais quelle est-elle donc, cette signification ?

C’est là, disons-le tout de suite, un problème qui reste très débattu.

Pour approfondir la question je suggère en plus des références ci-dessous le site suivant:

http://456-bible.123-bible.com/calmet/N/nazareen.htm

---------------------------------------------------------------------------

Existait-il deux Jésus ?
-Un Jésus Nazaréen, le prophète réformateur de la thora, faiseur de miracles, et
-Un Jésus Nazoréen, le nationaliste zélote, crucifie de Ponce-Pilate (Pour trouble à l'ordre public et surtout pour sa prétention royaliste au trône de David)
-Cette question sera traitée ultérieurement dans un article à part.


Références:

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jud%C3%A9o-nazar%C3%A9isme

(2) http://nazarenespace.com/page/panarion-29-the-nazarenes

(3) http://bcrfj.revues.org/229

(4) http://www.akadem.org/sommaire/colloques/rome-jerusalem-ou-qoumran-d-ou-vient-le-christianisme-/les-nazareens-disciples-de-jesus-08-05-2007-6931_4205.php

(5) http://asr.revues.org/954

(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Incident_%C3%A0_Antioche

(7) La voie des Nazaréens édition Nawat 2015 :http://www.amazon.fr/VOIE-DES-NAZAREENS-lh%C3%A9ritage-contemporain/dp/2919734091

(7') Vidéo en rapport  : https://www.youtube.com/watch?v=qsu78U5cmCk

THESE D'EDOUARD MARIE GALLEZ


I/ Introduction 

Il serait trop périlleux de résumer les 1000 pages de démonstration présentée par EDM, je renvoie donc le lecteur intéressé vers la vulgate réalisée par Odon Lafontaine ou Olaf (sans doute catholique) qui a fait une bonne synthèse, cf «  Le Grand secret de l’islam » disponible gratuitement sur le net (1)

Le lecteur peut aussi se procurer le livre de l’ex moine Michel Benoit «  Naissance du Coran, Blog : http://michelbenoit-mibe.com/2014/05/le-livre-de-michel-benoit-sur-le-coran-vient-de-paraitre/  »

Et pour les plus paresseux, je suggère ce site internet (évidemment chrétien) « le mystère des origines de l’islam enfin éclairci » : http://www.salve-regina.com/salve/Le_myst%C3%A8re_des_origines_de_l'Islam_enfin_%C3%A9clairci

 

Les grandes lignes de la thèse de Gallez :

1. Évacuation de la tradition islamique

selon les auteurs de l’hypercritique, elle serait apologétique, non fiable, tardive, contradictoire et remplie de légendes ce qui est relativement vrai, mais ces affirmations sont faites en se basant sur une partie des œuvres orientalistes dont le chef de fil était Ignaz Goldziher suivi par Henri Lammens, Joseph Schacht et Juynboll GHA...

Cette tendance a été sévèrement critiqué par d’autres spécialistes tel Nabia Abbott, Fuat Sezgin, Harald Motzki, Grégor Scholer, Andréa Goerke...etc, le problème des auteurs partiaux c’est le fait qu’ils se basent souvent sut les premiers et ferment les yeux les seconds et osent parler d'approche historique des débuts de l'islam !

 La méthode consiste dans un premier temps à nier l’intégralité de l’histoire musulmane officielle qui est pourtant attestée par une quantité de textes issus de courants parfois antagonistes (chiites, Sunnites, Ibadhite...etc), et dans un second temps les auteurs de l’hypercritique inventent une histoire alternative, et recherchent en troisième lieu le moindre petit indice qui pourrait s’insérer dans le nouveau puzzle afin de faire émerger un scénario plausible.

 Pour caricaturer un peu on peut citer les thèses qui part d’un mot comme « Kawather », ou « Kalalah » ou même le mot « Qura’an » lui-même pour bâtir une thèse sur l’origine araméenne du texte en question ; alors que ceci est mieux rendu dans le cadre de la langue arabe.

 Peut-on déduire l’origine Américaine d’un auteur qui écrit un roman en Français sur la base de la présence, dans son texte de quelques mots en Anglais ? Si on concède sur ce procédé qui consiste à faire table rase de toutes les sources musulmanes, on peut défendre n’importe quelle thèse aussi farfelue soit-elle par la recherche d’éléments convergents. Certains historiens sont même parvenus en utilisant cette méthodologie douteuse à prouver que Jésus n’était rien d’autre que Jules Cesare ! (cf Francesco Carotta in Jésus was Caesar )

2. L’islam serait un phénomène post-chrétien, une branche « hérétique » du christianisme issue de la secte des Judéo-Nazaréens : l'idée que l'islam serait une secte hérétique est très ancienne datant dès le début de l’islam (cf Jean Damascène), la nouveauté dans les travaux de Gallez c'est l'influence de la communauté de Qumran (tradition non rabbinique et anti chrétienne)

3. La remise en question du rôle de la Mecque : l'apparition  de l'islam ne serait pas faite à la Mecque -qui selon P.Crone, n’a probablement jamais existé avant l’ère islamique ou si elle avait existé elle n'avait pas le rôle qu'on lui attribue - donc, le berceau de l’islam serait au Nord de la Syrie (Patricia Crone, c’est la nouveauté).

Gallez fait observer à titre d’exemple que le Coran interdit de chasser le poisson pendant les mois sacrés (C5.96). Il n’y a pas de mer à la Mecque. C’est donc une preuve que la tribu des Quraychs n’est pas de la Mecque. Elle serait plutôt près de Latakia sur la côte syrienne !

Ceci est un exemple représentatif de la myopie intellectuelle du Père Gallez et des chercheurs ayant évoqué ce genre d’arguments avant lui . La Mecque n’est pas « en plein désert », mais se situe à seulement 80 km de la mer. Pourquoi situer les Qurayshs au nord de la Syrie, alors qu’ils sont proches de la côte, d’autant plus ?

Les exégètes du Coran expliquent que ce verset a été révélé pour autoriser la pêche aux tribus côtières d’Arabie. Les gens de la tribu des Banu Mudlaj de la côte du Hijaz ont questionné le Prophète après que l’interdiction de chasser ait été prescrite aux pèlerins en état de sacralité.

Nb: une autre thèse qui situe la naissance de l'islam à Petra en Jordanie me parait plus convaincante au regard des preuves avancées (cf Quranic Géograpghy Dan Gibson)

4. L’immigration des Muhadjirines ce serait faite directement de la Syrie vers Yathrib (Patricia crone), découvertes archéologiques en Syrie en faveur de communauté Judéo-chrétienne  ( Claudine Dauphin)

5-Projet messianiste :

Focalisation par EMG sur la conquête de la Palestine et la construction d'une mosquée pour faire valoir l'idée d'un projet messianique visant la reconstruction du temple à Jérusalem alors que les conquêtes des Arabes ne visaient pas que la Palestine, nous consacrons un chapitre à part aux témoignages d'époque de l'émergence de l'islam et ses premières conquêtes(référence 20 et 21)

6. Le Coran auarit une histoire de composition, d’écriture et de réécriture, il aurait subi un processus de rédaction dont les premières strates remontent à des logias ou à un lectionnaire Syro-araméen utilisé par les Nazaréens (proto-Coran, thèse de Luling reprise par Christophe Luxemberg)

7. Les califes de l'islam ont réalisé le plus grand complot de toute l’histoire humaine grâce à des scribes et des théologiens pour réécrire tout un passé fictif qui consolide leur pouvoir en créant une nouvelle religion, un lieu de culte la Kaaba, une figure prophétique, Mohammed pour faire pièce Moise et à Jésus (spéculation)

 Ce complot grandiose implique que les Califes et leurs collaborateurs ont tâché à effacer de la mémoire collective, sur un territoire aussi vaste que le moyen orient; par je ne sais qu’elle baguette magique, tout ce qui pourrait rappeler l’immigration des Muhadjirines de la Syrie vers Médine.

Ils auraient réussi à faire oublier le supposé pacte entre les Judéo-Nazaréens et les Arabes convertis au proto-islam et surtout inventer des rites, des coutumes, de nouvelles généalogies arabes se réclamant de différentes tribus plus ou moins prestigieuses, là il ne s’agit pas que la rédaction d’un seul roman historique mais d’une véritable bibliothèque forgée par des narrateurs zélés et hors pairs (spéculation)

 

II/ Le point de départ : Une contradiction, une collaboration et une ingratitude

1-La contradiction selon EMG (2) : il existe une contradiction évidente à tout lecteur entre les deux versets 51 et 82 de la Sourate 5

-Le verset 51:«Ô vous qui croyez, ne prenez pas pour amis les juifs et les nazaréens…».

-Le verset 82: «…Tu constateras que les hommes les plus proches des croyants par l’amitié sont ceux qui disent: Oui nous sommes nazaréens».

D’un côté, on lit qu’il ne faut pas prendre les Nazaréens «Naçara » pour amis.

De l’autre, les «Naçara» sont les plus proches et se disent les amis des croyants.

Il faut noter que dans le Coran le mot Massihyounes (Chrétiens) est totalement absent !

Ce constat a conduit le Père EMG à collaborer avec Père Moussali pendant 07 ans (1996-2003) pour à la thèse du Messie et son prophète (2)

Deux Pères de l'église qui collaborent pour comprendre l'islam, juste comme ça ! par amour de la science et de la recherche de vérité, qui peut être naïf à ce point pour avaler cette baliverne.

2-La collaboration avec le père Antoine Moussali: un prêtre lazariste libanais, connaisseur à la fois des églises et des musulmans d’orient , pense que le mot Naçara du verset 51 a été rajouté par les scribes tardivement afin d’installer l’hostilité envers les chrétiens au sens large et justifier ainsi les conquêtes(2,3)

3-L’ingratitude: il est opportun de noter qu’il y a un autre auteur qui revendique cette collaboration avec le Père Moussalli, il affirme que c’est lui qui a travailler en premier sur  « La piste Judéo-Nazaréenne », il s’agit d'Etienne COUVET qui va aider le Père EMG à rencontrer Antoine Moussali et lui parle de la piste des Judéo-Nazaréens, EMG l'aurait remercié par écrit mais sans jamais le citer dans ses travaux ! (3)

Quoi qu’il en soit nous rajoutons que cette thèse fait écho à un autre travail fait le Père du Père Joseph Azziz dans son livre « Le prêtre et le prophète »(4)

Ce livre traite de l’instruction de Mohammed par le prêtre Nazaréen « Waraqa Ibn Nawfel », bien entendu il existe des auteurs arabes qui ont traité de cette question avec un style mille fois plus attractif sans être cité par les chercheurs francophones, je cite à titre d’exemple « Fatrat al Takwine Fi Hayat Khatem Al Nabyyines » autrement dit « La Période fotmative dans la vie de Mohammed » du Dr KHALIL Abd-ul-karim (5)

La Nouveauté dans la thèse d’EMG c'est le lieu d’instruction de Mohammed et/ou du groupe d’arabes qui va être à l’origine du ce qu’il appelle le proto-islam :

-Le Père Joseph AZZIZ place le lieu en Arabie en utilisant de manière sélective, les sources islamiques dont la biographie du prophète et les Hadiths

-Par contre le Père EMG place le lieu supposé d’endoctrinement de Mohammed/Arabes est au Nord de la Syrie, en se basant sur la thèse hypercritique de Patricia Crone (Hagarisme)(6)

Enfin il ne faut pas oublier un article intéressant qui présente la même théorie sans se farcir les 1000 pages d’EMG, il s’agit de « La première dissidence chrétienne et les origines de l'islam par le chrétien J.Habib Allah » (7)

 

Réponse à l’apparente contradiction soulevée par Antoine Moussali et EMG

-S5.V51:«Ô vous qui croyez, ne prenez pas pour amis les juifs et les nazaréens…».

- S5.V82: «…Tu constateras que les hommes les plus proches des croyants par l’amitié sont ceux qui disent: Oui nous sommes nazaréens».

En réalité il n’y pas de contradiction entre les versets suscités, l’apparente contradiction est liée à des subtilités inhérentes à la langue du Coran, qui échappent à EMG et même à l’arabophone A.Moussali, on peut le comprendre d'autant plus que des arabes lettrés ne font pas attentions à ces subtilités, il aurait fallu attendre les travaux novateurs de Muhamed Sharur pour s’en rendre compte(8)

Dans les versets ci-dessus, Dieu exhorte les croyants à se méfier des Nazaréens ne respectant pas le pacte de l’ancienne alliance avec Abraham d'une part et constater que ceux qui sont enclins à l'amitié sont ceux qui affirment être les Judéo-Nazaréens.

Il est à noter que le Coran fait la différence entre les termes, qui sont souvent confondus même par les Arabophones :

Nous utilisons notre méthode basée sur « la non synonymie » des termes coranique témoignant d’une extrême précision de l’auteur du Coran (consulter rubrique méthodologie)

Pour comprendre la différence entre les Nazaréens qui se sont christianisé après coup et ceux qui se disent « nous somme les (vrai) Nazaréens » ou Judéo-Nazaréens d'origine , il faut savoir que le Coran emploie des termes proches mais qui désignent des sens très précis tel que :

a) Ahl-Al-Kitab( أهل الكتاب)versus Allazina Outou Al-Kitab( الذين أوتوا الكتاب ) 

 -Le premier terme désigne les gens du livres = les Juifs et les Naçara

-Le deuxième désigne ceux qui ont reçu le livre à l’origine c’est-à-dire les fils d’Israël uniquement(Juifs).

b)Al-Yahud(اليهود) versus Allazina Hadou(الذين هادوا)

-Le premier terme désigne les Yahud/Judéens (Juifs).

-Le deuxième ceux qui ce sont Judaïsés: les convertis au Judaisme.

c)Al-Naçara(النصارى) versus Allazina Qalou Inna Naçara( الذين قالوا إنا نصارى)

-Les premiers ce sont ceux qui ont intégré le courant dominant, ces Naçara ne sont autre que les chrétiens, ils ont changé de d’appellation depuis l’établissement de l’orthodoxie.

 -Les seconds sont ceux qui affirment être (قالوا إنا) les vrais Naçara, simplement ils ont oublié une partie de ce qui leu a été rappelé par Jésus. Le verset 14 de la même sourate 5, confirme que l’engagement a été contracté avec eux à l’origine : Et de ceux qui disent: «Nous sommes Naçara », Nous avons pris leur pacte. Mais ils ont oublié une partie de ce qui leur a été rappelé. Nous avons donc suscité entre eux l'inimitié et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Et Allah les informera de ce qu'ils faisaient.

d) Allazina Kafarou (الذين كفروا)versus Allazinna Ashrakou (الذين أشركوا)

-Les premiers ce sont « ceux qui ont Mécrus » ceux qui disent que Jésus est Dieu: « Certes sont mécréants ceux qui disent: «Allah, c'est le Messie, fils de Marie!» 17et 72

-Les seconds ce sont « les associateurs » parmi les gens du Livres, très probablement les Nazaréens qui sont devenus trinitaire selon le dogme de Nicée: « Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent: «En vérité, Allah est le troisième de trois.» 73

Le Coran traite d’hérétiques ces deux groupes issus des Nazaréens primitifs, ce sont les Nazaréens ayant suivi les enseignements de Paul (abondant de loi et de la circoncision).

Rappelons ici que les Nazaréens sont les vrais disciples du Maitre Jésus, ils respectaient la loi et les prophètes, contrairement aux chrétiens Pauliniens ayant aboli la loi et les prophètes dont le signe de l’alliance (la circoncision).

N'oublions pas que le Maitre Jésus affirme dans l’Évangile selon Mathieu 5:18-19 :…18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. 19 Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 20Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.

 

Éléments de preuves:

1- L'INRI est l'acronyme, dit titulus crucis, de l'expression latine Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm généralement traduit par : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs » Ce titulus se base sur la version de l'Évangile selon Jean ( cf Lien) : « Pilate fit graver une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ».

2-Tertullien, Eusèbe de Césarée et Épiphane de Salamine affirment que le terme nazaréen/nazoréen  constitua en réalité la plus ancienne dénomination des disciples de Jésus. Eusèbe écrit : « Nazareth  Sur la base de ce nom, le Christ fut appelé nazaréen et nous qui sommes présentement dénommés chrétiens avons reçu dans le passé le nom de nazaréen. » Épiphane de Salamine confirmera : « Pareillement, tous les chrétiens furent autrefois appelés nazaréens. »(Notice 29 de son Panarion).


III/ Fondements de la thèse d’EMG

Si on regarde de près la thèse d’EMG repose sur un élément fondamental, c’est l’hypothèse d’une immigration de Judéo-Nazaréens de la Syrie vers Médine en Arabie, théorie avancée par Patricia Crone et sans laquelle la thèse d'EMG n’aurait rien apporté de nouveau comme nous l’avons souligné plus haut.

Cette immigration supposée réelle sur la base de traces archéologiques et une toponymie témoignant de l'existence d'une communauté Arabe Qoraychite au Nord de la Syrie, s'il s'avère tout à fait plausible que des arabes ont pu immigrer de l'Arabie vers la Syrie, il reste à prouver l'existence d'une immigration dans le sens inverse; aucun argument archéologique ni témoignage historique ne viennent attester cette hypothèse.

Par ailleurs, Patricia Crone est revenue en partie sur sa thèse notamment dans deux articles :

-Le premier article a été publié en 2007  « Qurays and the Roman army: Making sense of the Meccan leather trade» publié dans le Bulletin of the School of Oriental and African Studies 70, n°1, 2007, pp 63-88  (9)

-Le deuxième en 2008: What do we actually know about Mohammed? (10)

En plus il faut noter  que même son maître John Wansbrough ne l'a pas suivi, pourtant chef de file de l'école de la critique radicale de l'Islam.

Depuis 2007, P.Crone admet l'existence d'un site préislamique, en effet, elle n’a plus vraiment le choix avec les découvertes archéologiques récentes, notamment les graffitis qui témoignant de l’existence des chemins de Pèlerinage à la Mecque (11, 12)


1-Au sujet de la Mecque

Faire table rase de toute la littérature islamique et postuler qu'elle est foncièrement légendaire et non fiable sous prétexte qu'elle est écrite tardivement est une méthode très douteuse pour un historien qui se respecte. Comment tenir une telle position quand l'on sait que nous possédons des textes de la fin du premier siècle de l'Hégire ?

Si on généralise cette méthode au christianisme et au Judaïsme on peut tout nier, ce n’est pas sérieux comme approche et ça ne tient pas debout devant les preuves ( cf Nabia Abbott, Harald Motzki, John Burton ...etc)(13)

La Mecque est mentionnée par Ptolémée, et le nom qu'il lui donne nous permet de l'identifier à une fondation sud-arabique, créé autour d'un sanctuaire (14)


Outre le témoignage de Claudius Ptolémée (90-168), l'on peut aussi faire référence aux écrits de l'historien grec Diodore de Sicile (premier siècle avant Jésus-Christ).

Nous ne rentrerons pas le détail du débat concernant « Makkoraba ou Macoraba » de la carte de Ptolémée qui reste sujet à controverse. On peut admettre qu’il est difficile rapprocher « Makkoraba » à « Makka » en raison de l’emplacement de la première sur la carte par rapport à Makka actuelle mais on peut comprendre aussi que Ptolémée aurait pu être approximatif. Quoi qu'il en soit, on signale une autre localité du nom de « Lathrippa » qui n’est autre que « Yathrib ou Médine » (15)


Jacqueline Chabbi, Professeur à l'université Paris VIII-Saint-Denis indique : La Ka'ba mecquoise fut édifiée à une époque indéterminée, peut-être vers la fin de la période romaine. Ptolémée, géographe grec alexandrin du IIe siècle apr. J.-C., connaît la ville sous le nom de Macoraba. Ce nom, d'origine sémitique certaine, signifie probablement le « lieu du sanctuaire » pour indiquer que s'y trouve
comme ailleurs en Arabie un espace sacré, porteur de divers « interdits », autrement dit un Haram. Du fait de son étymologie qui ramène par inversion au mot baraka, le nom ptoléméen de Macoraba suggère que ce lieu sacré ait été relié à la présence d'une eau pérenne, qui se serait conservée durant les périodes de pire sécheresse, dans un ou dans plusieurs puits. La baraka combine en effet la notion de bénédiction avec celle de la présence d'une eau d'origine pluviale, condition essentielle de survie pour les populations de ces zones arides(16)

Enfin Nous soulignons également la remarque de Gaillaume Dye (qui est tout sauf Nöldekian) dans un article critique au sujet d’un ouvrage publié sous la direction d’Angelika NEUWIRTH (Le coran dans son contexte), à la page 250, il fait référence aux Ethniques d’Etienne de Byzance pour rapprocher Μάκαι θνο μεταξ Καρμανικαραβί à la Mecque, source : Stephani Byzantii Ethnicorum quae supersunt , Ed.Meineke, Berlin, 1849, p427 ( 17)


2-Les pierres témoignent du passé de l'islam en Arabie et rien de tel en Syrie

© F Imbert

Voici la Listes des épigraphes et graffitis retrouvés en Arabie datés du premier siècle hégirien par régions :

23 (Muthallath),24 (Qâʿ al-Muʿtadil), 27 (W. Khushayba), 40 (W. Shâmiyya), 46 (W. Sabîl), 56 (Khashna), 74 (J. uway),

78 (Qâʿ al-Muʿtadil), 80 (Qâʿ Banî Murr), 80 (W. Rimâmiyya), 80 (J. Muʿayim), 80 (W. Aîla), 80 (W. ânî), 82 (J. uway),

83 (Abû ʿÛd), 83 (Aqraʿ), 84 (La Mecque), 84 (W. urumân), 91 (W. Wujayriyya), 96 (Ruwâwa), 98 (La Mecque), 98 (W. urumân).

Hors de l'Arabie: 64 (afnat al-Abya, Irak),85 (Negev, Palestine), 92 (Kharrâna, Jordanie),93 (Usays, Syrie).

Voir d'autres inscriptions: http://www.islamic-awareness.org/History/Islam/Inscriptions/

Egalement cet excellent document d’archéologie coranique

http://media.wix.com/ugd/ba5608_ef97db040882415b92ac5d9a48da3e45.pdf

Nous avons ici un exemple significatif


Ci-haut, un graffiti près de Najrân indiquant le nom de Omar Ibn Al Khattab, 2ème Calife de l'islam


Des milliers de graffitis gravés sur les pierres sur les routes du pèlerinage que l'on date au début de l'islam (1er, 2ème siècle de l'hégire) en Arabie. Il s'agit souvent des invocations à Dieu, de formulations de l'unicité Divine, parfois des versets coraniques, et quelques mentions de prophètes dont le prophète Mohammed.

D'après Thésaurus d’Épigraphie Islamique (2009) ont été retrouvés des graffitis datés entre l'an 1 et 100 H: parmi les 677 écrits relevés, Mohammed est mentionné 64 fois (%9), 12 au premier siècle et 52 au second. Dans la plupart des graffitis Mohammed est cité comme Abraham, Moïse, Jésus et d'autres prophètes.

On remarqua que l'apparition du nom de Mohammed dans les textes épigraphiques est assez tardive, sachant que le plus ancien graffiti date de l'an 73h. Certains chercheurs de la critique radicale, profitent de cet état de fait pour remettre en question l'existence même du Prophète Mohammad !(18)

La revue REMMM, a publié en 2011, un article intitulé « l'islam des pierres : l'expression de la foi dans les graffiti arabes des premiers siècles »(19), Frédéric Imbert écrivait que "la plus ancienne mention du Prophète dans les graffitis étudié daté, remonte à 121/738-39...".

En 2013, le site Canal Académie, publie une conférence audio "Graffitis islamiques du début de l'islam : nouvelles découvertes en Arabie Saoudite"(20), pendant les questions-réponses, Frédéric Imbert précise que le plus ancien graffiti date de l'an 73 de l'hégire.

On constate donc qu'en moins de deux ans, de 2011 à 2013, on est passé de l'an 121 à l'an 73 de l'hégire, ceci grâce aux récentes découvertes épigraphiques. Des milliers d'autres graffiti  sont à l’étude actuellement. Certains spécialistes ne devraient donc pas tirer des conclusions trop hâtivement sur l’interprétation de l’absence du nom de Mohammed, l’argument du silence ne prouverait rien du tout car l'absence de preuves n'est pas forcément synonyme d'absences de faits (21)

Pour faire le rapprochement on peut faire le parallèle avec l’exemple suivant : imaginons l’absence du nom du président Français sur les murs tagués en banlieue parisienne, ce constat doit il faire conclure à des historiens dans 14 siècles à l’absence physique du Président Français à notre époque ?

Je conseiller le lecteur de télécharger l'article "Le Coran des pierres" de Frédéric Imbert publié dans la revue le monde de la Bible: http://www.mondedelabible.com/wp-content/uploads/2014/06/Le_Coran_des_pierres_Imberth2.pdf(22)


© F Imbert


Ci-dessus une pierre en Basalte sur la quelle est gravée la mention la plus ancienne de la prologue du Coran (al-fatiha), elle ne présente aucune variation par rapport à la Fatiha actuelle du corpus d'Othmane. Il s'agit ici d'une preuve matérielle de la préservation du ductus consonantique (rasm)


3-Au sujet de l’histoire de la rédaction du Coran, du Lectionnaire Syro-Araméen

Il est remarquable de constater que les polémistes chrétiens se basent souvent sur les auteurs de lhypercritique (Christoph Luxenberg, Claude Gilliot, Guillaume Dye, Manfred Kropp, R.S. Hoyland et col) ils sont moins enclins à parler des travaux de l'école classique (Noldékienne) dont beaucoup ont émis des critiques sérieuses à l’encontre des conclusions de Luxenberg comme François de Blois ou Angélica Neuwirth (23, 24). Pour approfondir le sujet, lecteur peut consulter ces liens :

-D'Alphonse Mingana à Christoph Luxenberg : http://lechemindroit.webs.com/Origine%20Aramo-Syriaque%20du%20Coran.pdf

-Analyse de Luxenberg : Houris, Raisins ou Tricherie ?

http://tunisdivagation.blogspot.fr/2007/07/luxenberg-houris-raisins-ou-tricherie.html

-Les inscriptions du dôme du Rocher: http://lechemindroit.webs.com/Inscriptions%20Coraniques%20du%20Dome%20du%20Rocher.pdf

Les missionnaires chrétiens préfèrent parler des travaux cités ci-dessus que des recherches récentes qui démontrent la cohérence interne du texte coranique, sa symétrie, sa méta-textualité et sa rhétorique selon les lois de Land comme les travaux de Michel Cuypers, d’Anne Sylvie Boisliveau*, et de Raymon Farrin** pour ne citer que ceux-ci :

* Canonisation du coran par le coran : https://remmm.revues.org/7141

** Structure and Quranic Interpretation. A Study of Symmetry and Coherence in Islams Holy Text (2014) le titre d'un livre récent de R.FARRIN qui démontre la cohérence interne du Coran.

Ces travaux dérangent l'hypothèse de la critique radicale d'un processus progressif de rédaction fait par plusieurs auteurs à partir de logias orale ou d’un hypothétique lectionnaire syro-araméen (un peut comme la source Q des évangiles).Sylvie Boisliveau démontre l’unité du contenu du discours et sa ligne argumentative qui va dans le sens d’un auteur unique sur une courte période contrairement aux conclusions d’Alfred Louis de Prémare et John Wansbrough.


Le Manuscrit de Tübingen


Par ailleurs une analyse récente au carbone 14 d'un manuscrit détenu par l'université de Tübingen en Allemagne montre que le texte daterait de 640-75 de notre ère avec un texte très très proche pour ne pas dire quasi-identique de la vulgate d'Othmane.

Les chercheurs de l’université pensaient au départ que le parchemin datait seulement du huitième ou neuvième siècle, les experts ont été surpris après avoir étudié trois échantillons du précieux manuscrit. Ils sont venus à la conclusion que celui-ci a été rédigé 20 à 40 ans après la mort du prophète Mohammed(s)

La datation de ce manuscrit est très rare dans le monde, peu de manuscrits ont été datés avec le carbone 14; le parchemin analysé est écrit dans un style de calligraphie coufique (Kufi), une des plus anciennes formes de l’écriture de la langue arabe.

Bien entendu les tenants de la critique radicale ne manquerons pas l'occasion de critiquer la datation au C14 et de soulever la controverse -qui rappelle celle du Suaire de Turin- disant que les prélèvements n'ont pas concerné l'encre et donc le doute persiste sur la vraie datation du texte.

Par contre ce qui semble évident comme rajout tardif, ce sont le points diacritique rajoutés à l’encre rouge mais on peut remarquer des points diacritiques existaient déjà avec l’encre d'origine


Source:http://idb.ub.uni-tuebingen.de/diglit/MaVI165/0001?sid=385bd715c7cd6e57ac924616f21f6048


La lecture directe de cette page 1r-5v du manuscrit de l'université de Tubengen datée avec le C14 de 20-40 ans après le décès du prophète de l'islam (7ème siècle) qui est sur la photo ci-haut , il s'agit de la sourate 17 (Al isra').


Sans difficulté, on peut lire cette page qui commence par la moité du verset 35, ensuite vient les du V36 jusqu'au V46 (moins deux mots) que voici comparés par rapport à la version actuelle du Coran.


CI-DESSOUS LE COMPARATIF DES VERSETS DU MANUSCRIT AVEC LA VULGATE ACTUELLE


 

Les versets sont superposables et quasi-identiques, c'est incroyable !


Le Manuscrit de Birmingham

Probablement l'une des plus anciennes versions manuscrites du Coran a été retrouvée dans la bibliothèque de l'Université de Birmingham au Royaume-Uni, a annoncé mercredi 22/07/2015 l'université. Selon une datation au carbone 14, ces deux fragments de parchemin seraient vieux d'au moins 1.370 ans, ce qui en fait parmi les plus vieux de l'histoire de l'Islam.

Bien entendu il aurait fallut faire une datation de l'encre qui aurait pu apporter plus de précision mais curieusement les centres de recherches ne le font presque jamais, disant que le même raisonnement appliqué au parchemin peut être appliqué à l'encre, c'est à dire qu'on peut écrire avec un encre vieux, de la même façon qu'on peut utiliser un vieux parchemin.

Quoi qu'il en soit le style Hijazi plaide pour son ancienneté, c'est à dire que le manuscrit daterait de la fin du 1er sicèle de l'hégire ( fin 7ème).

La lecture des deux pages ci-dessus correspond à la fin de la sourate de Maryam (19) et le début de la Sourate Ta-Ha, les versets sont identiques à ceux de la vulgate actuelle ce qui est absolument fascinant !!!


5-Au sujet des découvertes de Claudine Dauphin en Syrie :

Pour corroborer sa thèse, EMG réinterprète les découvertes archéologiques en Farj et de Er-Ramthaniyye qui apportent des preuves archéologiques indéniables de la présence de traces de judéo-chrétiens en Gaulanitide mais il ne précise pas qu’il s’agissait surtout de Judéo-chrétiens orthodoxes, ce sont des Eglises-Synagogues si on s’exprimer ainsi, il existe des dessins de Menorah (chandelier à 7 branches) et la croix du christ !

Parmi les découverte de Claudine Dupin  Farj en Syrie: linteau de porte de basalte. De gauche à droite: “croix latine” (crux immissa) se détachant sur la colline du Golgotha; lettre grecque h; lettre grecques; menorah sur trépied simple sans pattes; lettre grecque y; poisson de profil, nageant vers la gauche et traversé verticalement par une croix; lettre grecque v, et au-dessous, croix à sérifs dans un cercle; grappe de raisins en forme de triangle quadrillé (© Dessin S. Gibson), Source : http://www.christusrex.org/www1/ofm/sbf/Books/LA43/43223CD.pdf


Ce ne sont pas de Judéo-Nazaréens unitariens d’une part et d’autre part ces traces archéologiques datent du IV siècle et nous n’avons la moindre preuve de leur existence au VI et VII siècle.

Si la thèse de Gallez était juste on devrait s’attendre à des Nazaréens qui sont sensés être ni vraiment juifs (pas de chandelier) ni vraiment chrétiens (pas de croix). Alors que les traces découverts montrent quils étaient les deux à la fois ( croix et Menorah).


Évidement on peut dire que le terme judéo-chrétiens est équivalent à celui des judéo-nazaréens mais il faudrait préciser à ce moment là qu’il s’agit de Nazaréens orthodoxes au sens qu’ils appliquent la thora et acceptent la divinité de Jésus, ils sont à différencier des Nazaréens, Ebionites et El-Kazaïtes qui refusent la divinité du Jésus, pour aller plus loin lisez l’article de Claudine Duphin (25) mais surtout les travaux de Simon Claude Mimouni et François Blanchetière dont j’ai résumé l’idée générale par le schéma de l’arbre des Nazaréens ( cf introduction)

Donc EM Gallez fait fausse route quand il pense que ce sont les Judéo-chrétiens de la Syrie qui auraient pu être à l’origine de l’endoctrinement des Arabes, ça aurait été plus crédible d’impliquer les Nazaréens-Ebionites de part leur monothéisme intransigeant, car ils refusaient la divinité de Jésus tout en pratiquant la torah mais ce n’est pas la cas, selon Claudine Dauphin (25)

Manque de chance, nous ne disposons pas de traces archéologiques des Nazaréens unitariens (Ebionites, El kazaïtes ...) ni en Palestine ni en Syrie et encore moins en Arabie....il ne nous reste que les hypothèses…

A cet égard il faut souligner les travaux de Joan Taylor in Christians and the Holy place : the myth of Jewish chrestian origins ( Clarendon press, oxoford 1993), ref (26) où il démoli complètement le mythe des Judéo-chrétiens en Palestine

On peut imaginer que les judéo-chrétiens - s'il ont existé un jour - ont pu immigrer en Syrie, mais comment peut-on prouver qu’une autre immigration a eu lieu Arabie ? 

Aucune trace archéologique à Médine, il ne nous reste plus que les conjectures d'EMG....

Un chercheur spécialisé de la question des mouvements Judéo chrétiens, pense que la question est très complexe et qu’il est difficile en l’état actuel de nos connaissances de l’existence de communauté de Nazaréens au 6-7 ème siècle ni en Syrie ni en Arabie, pour plus d’informations consulter « Jewish Christianity and Islamic Origins », un essai à l’honneur de Patricia Crone par Guy Stroumsa Edition Brill 2015 (27)


Au total : nous estimons que le lecteur honnête prendra acte des preuves matérielles avancées dans cet article, face aux spéculations de la thèse d'EMG : 

le lectionnaire imaginaire, les coronos ou proto-Corans, l'immigration et l'endoctrinement imaginaire des Arabes par les Nazaréens dont l'existence au 7ème siècle n'est attesté par aucun témoignage historique. Les arguments avancés par EMG resposent sur la réinterprétation des travaux de Claudine Duphin et d'Alfred Louis de Prémare selon un présupposé bien établi.

De plus l'analyse des témoignages chrétiens contemporains de l’émergence de l'islam (28, 29) révèlent qu'il n'a jamais été question d'une secte Nazaréenne , il était question de barbares, de Tayyayês, de Saracènes, de fils d’Ismaël mais Jamais de Nazaréens, sachant que ces derniers sont identifiés depuis Épiphane comme une hérésie et ils ne pourraient en aucun cas passer inaperçus aux yeux des dignitaires chrétiens de l'époque.


Pour plus de détails sur l'histoire du Coran, il est vivement recommandé de consulter :

-Histoire du Coran. Texte et transmission : http://www.college-de-france.fr/site/francois-deroche/course-2015-05-26-14h30.htm

-Le séminaire Coranique (émission France culture): http://www.franceculture.fr/emission-cultures-d-islam-le-seminaire-coranique-4-2014-03-28


Références :

(1) Le Grand secret de l’islam :  http://legrandsecretdelislam.com/

(2) Entretien avec Edouard-Marie Gallez réalisé par Guillaume de Tanoüarn et Romain Koller in Objections - n°2 - janvier 2006 : http://ingiagzennay.free.fr/LeMessie.pdf

(3) Précision sur les origines de l’islam, Etienne COUVET : http://www.salve-regina.com/salve/Pr%C3%A9cision_sur_les_origines_de_l'Islam

(4) Le Prêtre et le prophète : http://books.google.fr/books?id=kMrC5NFKmXoC

(5) http://muhammadanism.com/Arabic/book/copyrt__Abd-ul-Karim/formative_period_life_muhammad.pdf

(6) Hagarism: The Making of the Islamic World

(7) http://www.culture-arabe.irisnet.be/dissidence.htm

(8) Site de Mohamed Shahrur (shahrur.org) et son livre : http://shahrour.org/wp-content/gallery/Books/booke.pdf

(9) « Qurays and the Roman army: Making sense of the Meccan leather trade», Bulletin of the School of Oriental and African Studies 70, n°1, 2007, pp 63-88

(10) What do we actually know about Mohammed? : https://www.opendemocracy.net/faith-europe_islam/mohammed_3866.jsp

(11) http://www.canalacademie.com/ida10344-Graffiti-islamiques-du-debut-de-l-islam-nouvelles-decouvertes-en-Arabie-Saoudite.html

(12) http://remmm.revues.org/7732

(13) Nabia Abbott, Etudes des Papyrus de la littérature arabe:https://oi.uchicago.edu/sites/oi.uchicago.edu/files/uploads/shared/docs/oip76.pdf (14) G E Von Grunebaum, Classical Islam: A History 600-1258, George Allen & Unwin Limited, 1970, p. 19.

(15)http://www.wdl.org/fr/item/2923/zoom/#group=1&page=1&zoom=1.5811847649477686&centerX=0.4954242457956803&centerY=0.3834045198927815

(16) http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Aux_origines_de_La_Mecque_le_regard_de_l_historien.asp

(17) http://www.academia.edu/4287472/Le_Coran_et_son_contexte._Remarques_sur_un_ouvrage_r%C3%A9cent

(18) http://www.blog.sami-aldeeb.com/2014/01/30/replique-a-michel-orcel-non-mahomet-na-pas-existe/

(19) http://remmm.revues.org/7067#bodyftn27

(20) http://www.canalacademie.com/ida10344-Graffiti-islamiques-du-debut-de-l-islam-nouvelles-decouvertes-en-Arabie-Saoudite.html

(21) Blog la vérité sur l’islam: http://la-verite-sur-l-islam.blogspot.fr/2013/09/pourquoi-les-premieres-mentions-du.html

(22) http://www.mondedelabible.com/wp-content/uploads/2014/06/Le_Coran_des_pierres_Imberth2.pdf

(23) Blois, François. de 2003: 'Review of "Christoph Luxenberg", in: Journal of Qur'anic Studies, Vol. V, Issue 1, pp. 92-97.

(24) )Neuwirth, A. 2003: 'Qur'an and History - A Disputed Relationship. Some Reflections on Qur'anic History and History in the Qur'an' in: Journal of Qur'anic Studies, Vol. V, Issue 1, pp. 1-18.

(25) http://www.christusrex.org/www1/ofm/sbf/Books/LA43/43223CD.pdf

(26) https://books.google.fr/books?id=KWAXbCNxH6YC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

(27) Guy Stroumsa  “Jewish Christianity and Islamic Origins”: https://www.academia.edu/9997797/Jewish_Christianity_and_Islamic_Origins

(28) http://www.christianorigins.com/islamrefs.html

(29) http://www.islamic-awareness.org/History/Islam/Inscriptions/earlysaw.html

Réponse au frère Bruno BONNET

L'Exégèse scientifique du Coran orientée par le dogme chrétien et par les travaux des pères Henri Lammens et Gabriel Thery

 

N'ayant pas pu poster cette réponse sur Youtube où la vidéos était publiée à l'origine par l'islamophobe notoire l'Abbé Pagès (qui a censuré ma réponse), je vais alors la publier ici.

Il faut être honnête, malgré l'excès de confiance du notre Frère Bruno (il peut se le permettre, il a travaillé dur, quand les musulmans préfèrent regarder des matchs de foot !! ), son travail est vraiment impressionnant car il faut lui reconnaitre la quantité du travail que cela suppose de relire le Coran à la lumière de la Bible et sans les signes diacritiques.

C'est vraiment dommage que le frère Bruno a entrepris cette analyse certes érudite mais qui reste largement orientée par sa foi chrétienne (et comment peut-il faire autrement !? ).

Il faut donc apporter quelques remarques sur cette exégèse:

 Le Frère Bruno Bonnet, explore le texte du Coran sans prendre en compte les marques diacritiques, pour lui trouver une nouvelle interprétation. Avec cette méthode douteuse qui repose sur le changement de l’emplacement de signes diacritiques pour tester toutes les combinaisons possibles, donc notre frère aurait pu faire dire n’importe quoi aux versets coraniques, il avait prédéterminé à l’avance le sens qu’il attendait en partant des conclusions d’Henri Lammens et de Gabriel Théry qui pensaient que le Coran est l’œuvre d’un rabbin, ce rabbin serait un juif d'un genre particulier acceptant le Messie Jésus, c'est à dire un rabbin Nozoréen (comme Jésus lui même).

Je commencerai d'abord par les renvoies par le frère Bruno vers les travaux de Luxenberg qui fait une grave erreur d'interprétation concernant les inscriptions sur le Dôme du Rocher où les deux noms de Jésus et Mohammed sont cités séparément avec des versets coraniques qui attaquent frontalement le dogme de la Trinité:

=>Pour consulter l'article sur les inscriptions du Dôme du rocher cliquer ici :

http://lechemindroit.webs.com/Inscriptions%20Coraniques%20du%20Dome%20du%20Rocher.pdf

=>Exemples d'analyses philologiques données  par  " le père" Christophe Luxenberg :

http://blog.decouvrirlislam.net/Home/islam/coran/luxenberg-houris-raisins-ou-tricherie


I/-SUR LE PLAN PHILOLOGIQUE:

1-Pour les initiales coraniques (ALM):
notre frère Bruno prétend qu'il est le premier à découvrir le parallélisme entre Ces initiales coraniques et la tradition rabbinique mais en réalité s'il était vraiment honnête, il aurait dû mentionner le nom de l'Abbé Kurt HRUBY, professeur à l'institut catholique de paris, ancien rabbin converti qui collabora jusqu'à sa mort dans l'élaboration des 2 premiers tomes de l'exégèse de Bruno Bonnet, qui aura sans doute beaucoup de mal à poursuivre cette exégèse  (source : Ed Marie GALLEZ dans son tome 2 ; Le Messie et son prophète, page 49)

Il reste encore pour notre savant Bruno BONNET de nous apporter l'exégèse sur le reste des initiales coraniques de façon aussi convaincante que pour le fameux ALM, il reste : ALR, ALMSad, SAD, KYH3Sad...et il n'y en 14 initiales.

Quoi qu'il en soit, ce parallélisme ne fait que confirmer l'unité et la continuité de la révélation Divine dont se réclame le Coran et l'assume sans complexe et sans aucune ambiguïté, c'est le même Dieu de la Bible qui révèle les paroles coraniques à son serviteur Mohammed.

2- Sa traduction du mot Muslim par PARFAIT est bien venue, Muslim qui signifie le croyant-observant PARFAIT, mais aussi celui qui suit (se soumet) LA VOIE "Milat" d'Abraham.

Mais là aussi rien de nouveau sous le soleil, le texte coranique lui-même indique que la vache est MUSALLAMT sans défauts =PARFAITE (sourate la vache)

=Musallamatoun la chiyat fiha = parfaite مسلمة لا شية فيها

Par extrapolation on peut dire que Msulim veut dire PARFAIT est tant mieux.

3- Traduction de Baled par Yaled ! ça peut s'entendre mais ça ne changera pas fondamentalement le message coranique s'inscrivant dans le lignée d'Abraham et son fils Ismaël, ça reste une interprétation comme une autre...sauf peut être pour les mots Kaaba, Bacca, Safaa, marwa quand il dit qu'ils sont en Palestine et en Jordanie et non pas en Arabie à la Mecque.

Frère Bruno Bonnet oublie que des centaines de lieux en Arabie dans l'ASIR notamment sont les mêmes qu'en Palestine, c'est pour ça le Dr KAMAL AL SALIBI a bâti toute une théorie sur l'origine Arabe de la Bible (http://www.forum-religion.org/livres/la-bible-est-nee-en-arabie-t6689.html)...une thèse qui n'est jusqu'à présent pas réfutée sur le terrain de la linguistique....dommage qui les Saoudiens bloquent la recherche archéologique à ce niveau....

Si jamais une preuve archéologique viendrait confirmer la thèse de Kamal SALIBI (http://www.ledifice.net/3122-1.html)tout le problème va être inversé !!

On sait que Celta est en Tunisie mais la même Celta existe aussi EN Italie, Carthage à Tunis est la même en Espagne "Cartagena" fondée par les mêmes carthaginois de Tunis. Comme Tripoli en Libye et Tripoli au Liban fondées toutes les deux par les mêmes phéniciens. La même chose se rencontre entre les villes aux USA (
Liste des noms de lieux d'origine française aux États-Unis : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_noms_de_lieux_d%27origine_fran%C3%A7aise_aux_%C3%89tats-Unis)


On peut suivre toutes les traductions proposées par Bruno BONNET ....mais on arrivera jamais à des certitudes et cela n'altère en rien l'intégrité du Coran en tant que Message Divin.

II/-SUR LE PLAN THÉOLOGIQUE:

Le frère Bruno Bonnet à défaut d'admettre la révélation faite à Mohammed pour des raisons dogmatiques tout à fait compréhensibles et c'est son droit, il reconnait à Mohammed une grande érudition mais en réalité c'est plus qu'une érudition de connaitre par cœur l'ancien et le nouveau testament et les 60 apocryphes circulants sans parler de la tradition rabbinique, il voulait dire que Mohammed était une bibliothèque mobile, car le Coran serait confectionné à partir de toutes ses références !!!! Le comble c'est quand Frère Bruno attribut à l'auteur du Coran aurait créer à mesure la langue arabe à partir de l’herbeux et l'araméen, donc non seulement qu'il a plagié la Bible mais en même il a créer une nouvelle langue, l'arabe !! ( minute 21:35), sachant que l'arabe est probablement d'origine Nabatéenne ( http://www.typographie.org/trajan/arabe/arabe_0.html).

Il faut reconnaitre à notre exégète d'avoir bien saisi la profondeur du Message Coranique, la preuve en est , quand il parle de la négation du péché originel et donc le barrage en avale à l'idée d'un sacrifice pour racheter l'humanité  et ceci contrarie la foi de notre Frère Bruno, ne dit-il pas qu'on est brisé ? Bravo pour la neutralité scientifique !

Cette négation du péché originel est a nuancer tout de même, car le Coran mentionne bien la faute attribuée et partagée par Adam et Eve, une faute pardonnée par Dieu par la suite, contrairement à ce que dit la Bible dans Genèse avec le serpent qui traine un peu partout au point de voiler le discernement de notre frère Bruno qui traduit le mot يعقلون "ya'a-Qiloune" par "ne soyez pas tortueux" !!!!

Alors que son usage dans tout le reste du texte coranique ne colle pas du tout avec cette interprétation (ne soyez pas tortueux)?

Pour faire correspondre - à toux prix-les propos de Mohammed avec ceux de Jean le Batiste.

Les autres parallèles entre la Vache et l'agneau pascal sont également tirés par les cheveux.

Quand Il est cite Nazareth(12,43) en parlant des Nazaréens (ou Nozoréens suiveurs de Jésus) comme si l'existence de Nazareth avant le 3è s était un fait incontestable avec comme arrière pensée que Jésus est nommé le Nazoréen car il serait de Nazareth !

-La doctrine des Nazaréens: http://data.over-blog-kiwi.com/0/40/19/00/201302/ob_0acfb9_4-la-doctrine-des-nazareens.pdf

-Un article intéressant sur le courant Nazaréen: http://bcrfj.revues.org/229

-Cliquer ici pour voir si Jésus est originaire de Nazareth  ? http://data.over-blog-kiwi.com/0/40/19/00/201302/ob_77be3110c2761211680702251cf54875_1-ou-est-ne-le-christ.pdf


Mohammed n'a jamais prétendu apporter une nouvelle religion, et les musulmans éclairés le savent  très bien, en effet le prophète n' a été envoyé que pour rétablir la vérité sur la primauté de l'alliance de Dieu via Ismaël et sa descendance par le culte et par la circoncision :

« " Et voici mon alliance qui sera observée entre moi et vous, c'est-à-dire ta race après toi : que tous vos mâles soient circoncis. " [...] Alors Abraham prit son fils Ismaël [...] et Ismaël, son fils, avait treize ans lorsqu'on circoncit la chair de son prépuce. Ce jour même furent circoncis Abraham et son fils Ismaël. » (Gn 17, 10. 23-26).  voir aussi : http://www.forum-religion.org/islamo-chretien/l-alliance-c-est-aussi-avec-ismael-t23890.html

Les rabbins ont voulu à tout prix donner la primauté à Isaac en modifiant les écritures qui par ailleurs peut être prouvée de manière irréfutable y compris par les adeptes de la contre réforme catholique eux mêmes:

http://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/contre-reforme-catholique/archeologie-biblique/les-decouvertes-de-qumran-et-le-moyen-testament/a-la-source-de-lancien-testament-du-moyen-et-du-nouveau-testament/

La Bible même témoigne de la primauté du FILS PREMIER NE  (http://saintebible.com/exodus/13-2.htm)

Le Coran est venu également pour corriger le dogme trinitaire tout en donnant au Messie la place qu'il mérite en tant qu'un homme crée par le verbe envoyé dans le sein de Marie et le fait d'être secondé par l'Esprit Saint, qui est aussi une créature de Dieu.

C'est dommage que l'Esprit saint n'a pas ouvert les yeux de notre frère Bruno (et il ne pourra le faire car le cœur est scellé par la dogmatique) pour comprendre que l'auteur du Coran était vraiment inspiré par Dieu et n'a fait que rétablir la religion d'Abraham et de tous les prophètes, qui a été travestie par les Rabbins et les Prêtres, mais surtout à la source par l'apôtre auto proclamé Saul de Tarse selon sa pseudo révélation sur le chemin de Damas; après avoir persécuté sans relâche les vrais apôtre de Jésus comme son frère Saint Jacques..... , pour créer une religion d'état et faire plaisir aux Païens.

En effet c'est TRÈS COOL , plus besoin de s'embêter avec la circoncision ni avec les interdictions hébraïques, il suffit juste croire à la résurrection de Jésus en Christ rédempteur et le salut est garanti........il faut reconnaitre que c'est très séduisant comme religion pour les "gentils".

Pour aller plus loin et comprendre l'ouvre de Saint Paul, qui a aveuglé notre érudit de la Contre réforme catholique du 21è siècle (jugée par le cathos comme sectaire, et cela n'est pas important en soit) :

a)-Religion à mystères préparant le PATCHWORK du dogme chrétien:

http://jacques.prevost.free.fr/cahiers/cahier_35.htm

http://lechemindroit.webs.com/apps/videos/channels/show/182165-les-mysteres-de-jesus-christ

b)-La réalité de Saint Paul copier-coller le lien en entier :

http://blog.decouvrirlislam.net/Home/christianisme/paul-de-tarse/ saint-paul-un-antechrist


NB: Dans la Genèse Dieu dit que le signe de l'alliance perpétuelle entre Abraham et sa descendance est LA CIRCONCISION. Or, Paul a abolit cette alliance perpétuelle en disant que ce n'était plus obligatoire car il s’estime plus compétant que tous les prophètes y compris Jésus qui affirme qu’il est venu non pas pour abolir mais pour accomplir la loi et les prophètes, comme le fera Paul par la suite toute en se réclamant de Jésus !!!

Genèse 17:7-10 : J'établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations: ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi. Je te donnerai, et à tes descendants après toi, le pays que tu habites comme étranger, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu. Dieu dit à Abraham: Toi, tu garderas mon alliance, toi et tes descendants après toi, selon leurs générations.C'est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous, et ta postérité après toi: tout mâle parmi vous sera circoncis.

Mais Paul l'apôtre autoproclamé a abolit cette alliance PERPÉTUELLE !!!! Ce commandement de la Loi pratiqué par tous les prophètes y compris Jésus lui même.

Maintenant il appartient au lecteur sincère de Juger Paul de Tarse à l'aune des paroles de son maitre Jésus qui disait à ses disciples :

Mathieu 5:18-19 : 18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. 19 Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 20Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.

Paul a supprimé non pas un petit mais un grand commandement, il a rompu l'alliance perpétuelle, c'est au lecteur d'en tirer les conséquences .

Enfin Lisons la parole du Maitre Jésus dans  Matthieu 7.21-23: Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité.

Évidemment les prêtres essaierons toujours d'interpréter ses versets selon leurs passions pour leur faire dire tout un autre sens alors qu'ils sont très clairs pour toute âme douée d'un minimum de discernement.

Lire aussi notre page : Le coran est les thèses orientalistes

LE CORAN PLAGIAT BIBLIQUE ?

L’Islam se présente  comme une religion parente au Judaïsme et au Christianisme et se définit comme étant la continuité de ces deux religions tout en étant un retour aux préceptes d’Abraham. L’auteur étant le même : Dieu, donc forcément des similitudes peuvent exister. Seulement nous les musulmans nous croyons que la Bible a été altérée. Cette modification a été humaine et pour plusieurs raisons (visiter ce site pour plus de détails)

Au niveau forme et structure linguistique, l’Ancien Testament contient une prédominance de la narration des prophètes antérieurs et de l’histoire du peuple d’Israël et spécialement Abraham et Moïse.